XDepuis son premier entretien avec le prince de Wittengrätz dans son palais de Pétersbourg, le comte Seminkhof en avait eu un autre pendant lequel, cette fois, il n’avait pas été question de la défunte comtesse ni de la petite fille disparue. Mais la miniature représentant Lilia se trouvait là encore et Wladimir avait de nouveau remarqué les regards d’ardent intérêt que son beau-père dirigeait de ce côté. Il constatait en outre, chez lui, une nervosité, une sorte de distraction qu’il avait peine à surmonter pour suivre la conversation. Exactement informé par un serviteur à sa solde de ce qui se passait à la maison Seminkhof, le prince attribuait ces symptômes de préoccupation en partie aux durs soucis qui assiégeaient cet homme, à la pénible existence que lui faisait sa femme, mais aussi à


