VIIBien qu’incomplètement remis, Hofnik, le surlendemain, s’achemina vers la demeure princière. Puisqu’il fallait tout révéler, mieux valait que ce fût fait le plus tôt possible. Et puis... et puis, il tenterait un effort suprême, il en appellerait à l’honneur du prince en le suppliant de renoncer à Lilia. Le pauvre homme n’avait qu’un bien infime espoir en cette tentative, dont la seule pensée lui amenait une sueur au front. Très probablement, il obtiendrait cet unique résultat que le maître lui ferait sentir à nouveau sa méprisante colère. Mais il devait essayer l’impossible pour sauver Lilia, pour empêcher que ce cœur si vibrant, si tendre, ne servît à l’amusement du prince de Wittengrätz. À mesure qu’il approchait du château, son pas se ralentissait. La perspective de la révélation q


