Le soleil matinal projetait une lueur à travers les rideaux de dentelle de ma chambre d'enfant. J'étais allongé dans mon lit, en train de lire un livre, lorsque j'entendis soudain des voix aiguës provenant du rez-de-chaussée, suffisamment fortes pour percer le silence de ma chambre. Je n'eus pas besoin de deviner qui c'était : c'était la voix de mon père, chaude et impérieuse, comme elle le faisait chaque fois qu'il voulait quelque chose, quel qu'en soit le prix. Mais la seconde voix m'était familière, même si je ne me souvenais plus où je l'avais entendue auparavant. Je sortis de ma chambre, appuyant doucement une main sur le sol tout en descendant l'escalier prudemment et silencieusement. Je ne savais pas ce qui me poussait, peut-être était-ce ma curiosité, mais quoi qu'il en soit,


