IV – Mais vous, madame, reprit brusquement M. le comte, pourquoi ne prendriez-vous pas un amant ? – Ah ! monsieur ! vous allez peut-être me proposer Baptiste ? – Non ! ma petite Agathe. Pas Baptiste du tout. Nous avons mieux que cela à vous offrir. Il faut bien cependant nous faire une raison, ma chère. Si ni l’un ni l’autre de nous ne consent à se donner un tort vis-à-vis de son adversaire, nous n’avons plus qu’à rester éternellement ensemble. – Ça, jamais. – Eh bien, considérons donc les choses froidement. Puisque l’un de nous deux doit tromper l’autre, il vaut infiniment mieux que ce soit vous qui en preniez la peine. D’abord parce que cela vous sera beaucoup plus facile et agréable qu’à moi, et ensuite parce que le dévouement est le rôle de la femme dans un bon ménage. Dévouez-vou


