I – On nous rebat trop les oreilles, conclut mon ami Jacques, de la prétendue fourberie des femmes et de leur supériorité sur nous dans les ruses d’amour. La Nature ne leur donne pas cet avantage, les ayant déjà suffisamment armées en les faisant belles. La vérité est que, tandis que mille préoccupations nous absorbent, que le souci de notre carrière, l’amour des lettres ou le goût des arts nous détournent de notre maison, elles dont le cerveau n’est pas hanté de ces nobles soins ni de ces sublimes billevesées, consacrent à nous tromper un temps et une finesse d’esprit qui, pour la plupart, demeurerait autrement sans emploi. Leur force est dans la faiblesse que nous avons de les vouloir glorieuses de nous. Mais qu’un homme se voue uniquement à leur rendre les bonnes plaisanteries qu’elles


