IV Quatre jours… Non ! Quatre nuits de bonheur. Je ne pensais plus guère à cet animal de Rabastens. Ma seule course, ayant un but, avait été d’aller voir chez l’horloger Campistrou si ma montre avait trouvé acquéreur. Il m’apprit qu’oui et me compta ce qui me restait dû sur la vente. C’est une vieille dame qui la lui avait achetée. – Mais l’avez-vous prévenue, demandai-je à Campistrou, du défaut de la montre ? – Certes, me répondit l’honnête habitant de la rue de la Pomme. J’ai dit à cette dame qu’elle marchait à merveille dans la poche, mais s’arrêtait à l’heure même où on cessait de la porter. – Et cela ne l’a pas dissuadée de la prendre ? – Au contraire. Elle a beaucoup ri, en se tenant le menton, un menton sur lequel frissonnent quelques poils follets, et m’en a donné vingt francs de


