I Mon ami Chapelle, un vieil ami de vingt ans, – mon Dieu, que le temps passe vite ! – et moi ne sommes pas des explorateurs farouches dont le rêve est de reculer les limites de la civilisation. Nous avons à cet égard, les mêmes idées et les plus arrêtées du monde. Le bonheur est chose relative absolument, à notre avis, c’est-à-dire qu’il est simplement le rapport entre ce que nous possédons et l’idéal que nos désirs comportent. Si bien que l’homme qui ne connaît que les pommes de terre est aussi heureux que celui qui connaît les truffes, à la condition qu’il en ait également à son appétit. Notre prétendue civilisation crée simplement des besoins nouveaux et des aspirations inconnues. Dès lors, elle empire le sort de l’homme, au lieu de l’améliorer, puisqu’elle augmente le nombre des chos


