I Les Amours du PoèteTu me demandes, Flaccus, comment je voudrais et comment je ne voudrais pas que fût ma maîtresse. Je ne la veux ni trop facile, ni trop difficile. Le juste milieu, tu le sais, est ce qui nous plaît davantage. Je ne veux pas plus de ce qui me mettrait au supplice que de ce qui causerait mon dégoût. En fait de maîtresse, ce que j’aime le mieux, c’est une fille d’une naissance distinguée ; si cependant le sort me la refuse, une affranchie m’en tient lieu ; je ne m’adresse qu’à toute extrémité à une esclave. Mais, cette esclave, je la préférerai aux deux autres, si, à mon idée, elle a une figure distinguée. Pour maîtresse, parlez-moi d’une fille qui soit d’humeur facile, qui trotte sans honte en petit bonnet ; parlez-moi d’une dégourdie que mon jeune esclave ait déjà mis


