Chapitre 8 Le secret de monsieur FalparsiLa nuit avait déjà répandu son encre. La Lune avait été bue par d’invisibles nuages. Seule, de temps en temps, une petite étoile venait rutiler, comme une pastille radioactive. Bruno et moi avancions péniblement sur les pentes de zinc glissantes. – On y voit presque aussi bien qu’en plein jour, grogna Bruno. – Et vous vous plaignez ? Au loin, dans le ballet des projecteurs mobiles, la maison de verre du juste brillait comme une méduse monstrueuse, gorgée de mauvaise lumière. – Ils ont décidé de tuer la nuit, dit-il. Du bord du toit, on vit passer les flics en bas, mais leur pantomime ne concernait que la rue. Phares allumés, clignotants, fluorescents, phosphorescents, ils étaient confits dans les lueurs. Partout autour, par effet de contraste,


