– Vous êtes monsieur Ouyahia ? demande une infirmière d’un ton conventionnel. – Oui, c’est lui. Je crois qu’il s’est endormi. – Nous allons l’emmener pour des examens. Vous êtes son épouse ? – Euh... Non... Une... – Dans ce cas, vous pouvez attendre dans le hall d’entrée. Souhaitez-vous êtres avertie lorsque ce sera fini ? – Oui, bien sûr. Je vais attendre. Je suis maintenant dans le hall d’entrée de l’hôpital. Je n’ai plus qu’à attendre. C’est un va-et-vient incessant de personnes qui entrent et sortent, de brancards qui tentent de se faufiler un chemin à travers cette cohue inextricable dans un brouhaha épuisant, déchiré par les sirènes aiguës des ambulances qui arrivent. Je suis là, triste et inquiète du sort de Kenan. J’essaie de tromper mon désarroi en observant cette fourmilièr


