Bien entendu, mes questions resteraient sans réponse, puisqu’aucun des deux n’était là. L’un était mort, et l’autre... Lasse, j’ai erré d’une pièce à l’autre, je suis descendue à la cuisine. J’ai tenté de m’absorber dans de menues tâches ménagères. Mais les questions revenaient en moi comme un leitmotiv, l’image de ce jeune homme se superposait à celle de Jean-Denis. J’allais sortir, décontenancée et vaincue par cette énigme qui n’aurait jamais de solution. Et puis, Anne a appelé. Alors qu’elle me parlait, m’est revenue en mémoire la rencontre avec cet ancien d’Algérie lors des obsèques de Jean-Denis. Avais-je gardé la carte qu’il m’avait remise ? Je n’ai donc eu plus qu’une seule préoccupation : raccrocher au plus vite, grimper l’escalier à toute vitesse et me précipiter vers la penderi


