bc

Le monde de Sofia

book_age16+
138
SUIVRE
1K
LIRE
vengeance
ambitious
crime
de pauvre à riche
like
intro-logo
Blurb

L'histoire se déroule en France et met en scène deux jeunes femmes, Sofia et Bouchra, issues de familles d'émigrés. Belles et ambitieuses, elles deviennent réceptionnistes dans un hôtel de luxe.

Karam, le propriétaire de l'hôtel, bien qu'étant marié et père de deux filles, tombe sous le charme de la beauté éclatante de Sofia. Il décide alors d'entamer une procédure de divorce pour pouvoir se rapprocher d'elle et tenter de la conquérir.

De son côté, l'épouse de Karam, Fatine, est une femme grincheuse

Cette histoire d'amour tumultueuse se termine finalement par un événement tragique.

Parallèlement à cette intrigue principale, d'autres cas de figures aux multiples rebondissements vont émerger au fil de l'histoire, ajoutant ainsi de la complexité et du suspense à la narration.

Le récit semble donc se concentrer principalement sur le triangle amoureux entre Karam, son épouse Fatine et la jeune réceptionniste Sofia, tout en développant d'autres intrigues secondaires qui viennent enrichir la trame narrative globale.

chap-preview
Aperçu gratuit
synopsis, première partie, chapitre I
Issues de familles d’émigrés, vivant en France, Sofia et Bouchra,  deux filles magnifiques, voisines et amies, ambitieuses et pleines de volonté, se font embaucher, comme réceptionnistes, dans un hôtel luxueux.         Mamadou l’africain, leur voisin de quartier et ex policier, viré de son poste, travaille lui aussi à cet endroit. Sa femme, Zina, ex infirmière et vraie commère, partage le meilleur comme le pire avec Souad, sa voisine.          Leur fille, Salma et chams, étudiantes et amies inséparables, vont, au même jour, croiser séparément deux garçons, qui se ressemblent comme deux gouttes d’eau, mais ils ne se connaissent pas. Au premier regard, Salma va s’enticher de Nabil et s’engagea d’en faire son petit ami de prédilection. Cette rencontre fortuite, au sein de la fac, va les amener à se poser des questions et à chercher la vérité. Vont-elles réussir à la découvrir pour lever toute équivoque et éluder une quelconque relation incestueuse ?  Ces deux étudiants sont-ils frères jumeaux ? Si c’est le cas, qui les a séparés à la naissance et pour quelles raisons ? Quelle autre raison que la curiosité va-t-elle pousser les deux filles à aller jusqu’au bout de  leurs investigations ?             Incapable de résister à la beauté éclatante de Sofia, Karam, le proprio de l’hôtel, bien que père de deux filles, va  engager la procédure de divorce et s’approcher de Sofia pour la conquérir. Fatine, son épouse, grincheuse et entêtée, cherche à éviter par tous les moyens possibles sa séparation avec son mari. Réussira-t-elle à garder son mari et sauver son mariage? Karam va engrosser Sofia, mais va-t-il pouvoir officialiser  son mariage sous  peine de vengeance ?         Nina, va tenter d’entrer en conflit avec Sofia et empêcher le mariage de son fils Farid avec Bouchra. Aura-t-elle le temps suffisant pour s’insurger contre ses rivales ?         Lors d’une réception organisée à son hôtel, Karam va être assassiné. L’inspecteur X va ouvrir son enquête. Réussira-t-il à mettre la main sur l’auteur du crime ? Sofia va prendre les rênes  pour gérer l’hôtel. Sera-t-elle bien initiée à exercer ce rôle et à remettre à leur place ses deux rivales, Fatine et Nina ?        Farah va succomber à ses blessures lors d’un accident. Que va-t-elle avouer à sa mère et à ses deux sœurs lors de sa mort ? Fatine va menacer Sofia avec un pistolet. Jetée en prison, elle va faire un infarctus fulgurant et va mourir. Mamadou l’africain va se confesser à la police pour dénoncer Nina. Que compte-t-il lui raconter pour qu’elle l’arrête ? Aura-t-il sur la conscience sa mort en prison ?                                                      Quatrième de Couverture                La vie en tant que telle est remplie de surprises, aussi bonnes que mauvaises. Toutes les interactions humaines se déroulent sur un terrain de jeu, soumis à des règles qui ne sont pas à l’abri de transgression et de dérogation.               L’amour charnel éprouvé à l’endroit d’une fille pourrait ravager l’union d’un couple et le disloquer sans retour. La maltraitance d’une femme, par son mari, sous les yeux de son enfant, pourrait être payante. L’injustice commise lors d’un procès à l’encontre d’une personne innocente pourrait mettre à mal l’état psychique de la victime. La corruption, l’ignominie et la rancœur pourraient tôt ou tard se retourner contre le complice et ses acolytes.                 Le port d’une arme à feu utilisée à des moments de folie pourrait mettre en danger la vie d’autrui. L’e********t, à une mère, d’un bébé à sa naissance, pour l’adopter  pourrait apaiser l’instinct maternel de la voleuse et faire dissiper son complexe d’infériorité de femme stérile. Mais cet acte irréfléchi est source de mal. Les relations d’amour discrètes et hors mariage pourraient donner un ou plusieurs enfants bâtards, révoltés et pleins de haine et de complexe. La vengeance et la rivalité tuent. La mort de Nina, Fatine et sa fille Farah en est la preuve.                                                                             Première Partie                                                                                        I                     Elle était la fille unique d’une fratrie de trois enfants. Ses parents d’origine turque, établis en France, depuis belle lurette, étaient viscéralement pauvres et ils tablaient  sur sa réussite scolaire.          Contrairement à ses deux frères, intrinsèquement révoltés et agressifs contre les moindres faits et gestes déplacés, commis à l’encontre de leur famille et encore moins de leur unique sœur, ses parents voyaient en elle, la fille type, qui incarnait tel un arbre fruitier les prémices d’un avenir brillant et prometteur.            C’était pour eux, la seule solution ambitieuse sur laquelle ils  fondaient décidément leur espoir. Ils la considéraient comme étant leur planche de salut sur quoi ils pourraient compter le moment venu pour survivre aux périodes austères et pouvoir sortir, en  désespoir de cause du marasme étouffant de la misère.            S’appuyer sur  elle, le moment venu, pour braver les périodes  difficiles, était en priorité le but ultime  de leur projet hallucinant.            Sofia était d’une beauté extraordinaire. Elle respirait la fraîcheur. Son visage angélique, au teint éclatant, la rendait toute lumineuse. Ses sourcils qui surplombaient des yeux bleus océans, ses tempes charmantes, ses joues lisses, telles un  flanc d’une lame de rasoir, sensiblement rebondies, marquées de fossettes et ses cheveux de couleur henné noir ébène, noués en queue de cheval, mettaient suffisamment en valeur son aspect de fille amène et affable.          A chaque sourire doux et aimable, ses lèvres charnues laissaient apparaître ses dents d’un blanc étincelant. Son corps de déesse moulu à la perfection lui conférait autant de gaieté et d’assurance. Intrinsèquement taiseuse, mais aussitôt qu’elle s’exprimait, ses mots étaient courts et percutants, ses interlocuteurs, qui restaient ébahis, la dévoraient des yeux et buvaient sa parole.  Sa  voix féminine et vibrante, au timbre chaud, faisait penser à celle d’Edith Piaf.         Ses camarades d’école, quand elle chantait quelques refrains pour le plaisir, la comparaient à Fayrouz, la chanteuse du Moyen Orient. Ils disaient itérativement que si la chance lui avait souri pour faire son premier récital de chant devant le compositeur égyptien Baligh Himdi, elle aurait fait sans conteste une carrière enrichissante dans le domaine d’acoustique.           A chaque déplacement de va et vient, sur le chemin de l’école, elle propageait  sur son passage un parfum valorisant, délectable et exquis, pareil à celui  d’une femme de harem usant des plus chers produits cosmétiques.           Elle avait pour tout dire la silhouette svelte et athlétique. Elle marchait d’un pas cadencée, La tête haute, le corps d’aplomb, les bras sensiblement balancés, comme si elle prenait à distance l’entête  d’un défilé de mode, organisé par le comité miss beauté de France.    Du haut de ses longues jambes, à moitié nues, qui se relayaient à mesure qu’elle avançait machinalement sur  ses pas, son visage, ressemblant à quelques traits près  à celui d’Erato, l’une des neufs muses de la mythologie grecque, se dulcifiait et s’animait en un sourire aimable et enjoué.                     Elle avait un tempérament calme et placide. Tous ceux qui la croisaient, dès le premier regard, ne résistaient guère à son charme parce que sa beauté exceptionnelle ne pouvait que faire tomber un cavalier de par dessus son cheval. En plus d’être battante et studieuse, elle est, on ne peut plus, si attirante que le commun des mortels, dans la rue ou en quelque lieu que ce soit, remarquait et ne pouvait s’empêcher de se retourner sur sa silhouette longue et fine.          Pour tout vêtement qu’elle s’achetait auprès des magasins de prêt-à-porter avec l’argent que sa tante paternelle, Samia, émigrée en Espagne, lui envoyait pour l’encourager de mener à bien ses études, elle portait habituellement, et selon les saisons, des chemisiers de  couleur différente, avec ou sans veste, qui lui seyaient à merveille quand ils étaient bien assortis avec ses minis jupes ou ses pantalons et ses chaussures qui variaient entre mocassin, espadrilles et sandales.         Sofia qui baignait dans son monde à elle, tel un poisson rouge, flottant interminablement à l’intérieur d’un aquarium, poursuivait ses études en classe de terminales. Ses résultats étaient satisfaisants. Elle était toujours classée en première place. Elle avait un goût inouï pour toutes les matières qu’elle étudiait.         Tout le corps enseignant l’encensait à l’occasion des réunions des conseils de classes ou de discipline en la félicitant des efforts bénédictins qu’elle fournissait.         Tous les habitants de son voisinage immédiat se complaisaient de lui dresser le type de portrait convenable et ne cessaient de la citer en meilleur exemple pour sa décence et sa conduite irréprochable.         Cette fille affable et amène ne s’accoquinait, durant son cursus scolaire, qu’avec des filles de bonne conduite, dont les tendances s’apparentaient avec ses goûts et ses préférences.         Parmi toutes les élèves de sa classe, elle préférait Bouchra, sa voisine, qu’elle connaissait depuis toute petite et c’est avec elle seule qu’elle partageait toutes  ses confidences et intimités. Elle la considérait comme étant, par excellence, son amie de prédilection qui remplissait le rôle vacant de la sœur cadette, Amina, que ses parents avaient perdue dans un accident mortel survenu lors d’une excursion organisée vers les hautes montagnes où elle s’est fait tuée, après avoir  glissé imprudemment dans les tréfonds d’un ravin. Sa perte, inconcevable et mal digérée, reste un point noir et un coup acerbe et fortement douloureux  pour toute la famille qui ne s’est remise de sa consternation que difficilement.         Bouchra était très amie avec Sofia. Elle était de son âge.  Elle incarnait, elle aussi, le prototype de personne judicieux, doué d’un esprit généreux et plein de lucidité. Entre elle et Sofia, il existait une sorte de relation de tellement idyllique, si bien que pendant leur sommeil, il leur arrivait souvent de  partager le même lit comme deux sœurs siamoises.           En salle de classe, elles s’asseyaient à la même table. Pendant le temps des récréations, elles se détachaient des foules d’élèves en faisant les cents pas, bras dessus bras dessous. On leur avait collé l’étiquette de tandem ou de filles inséparables. Dans la rue, Grâce à leurs traits de caractère, on les confondait à des sœurs jumelles quoiqu’en matière de ressemblance, leur physionomie apparente ne fût pas identique.           Bouchra n’était pas aussi jolie que son amie, mais il n’en demeure pas moins qu’elle était charmante et douce, agréable à   regarder. Ses cheveux longs et noirs ondulés égayaient de façon impressionnante son visage.              Tout comme Sofia, elle aimait les cachoteries et ne divulguait ses secrets qu’aux personnes dignes d’amitié et de confiance. Elle était amusante, bavarde comme une fauvette babillarde, mais toujours d’un humour d’assez bon goût.           De nature méfiante, elle se tenait en permanence sur ses gardes contre le commérage et par obsession, elle  faisait grand cas des médisances et racontars de bas étage. Bien qu’elle  ne se souciât guère d’un certain mimétisme aveugle en matière de mode, elle se contentait, somme toute, de porter le même genre de vêtements que son amie.          Sofia et son amie Bouchra, n’avaient pas l’intention de poursuivre leurs études supérieures. Leur accès à l’université ou à d’autres instituts implantés loin de chez elles, était tributaire à des frais faramineux  que leurs parents n’étaient pas en mesure de supporter.          Après avoir décroché avec mention leur bac en « technique de gestion et de comptabilité », elles se mettaient à envisager la possibilité de chercher chacune un débouché assez rémunéré  sur le marché de travail.          Comme ces deux là étaient habituées à fréquenter le cyber situé en centre ville, histoire de naviguer sur les réseaux sociaux et de consulter « monsieur » Google sur toutes les questions qui leur tenaient à cœur, elles se sont donné rendez-vous à l’arrêt du bus le plus proche.          C’est par un après-midi ensoleillé où la chaleur étouffante était à son paroxysme que les deux filles,  tirées à quatre épingles, se sont dirigées vers l’endroit voulu. A l’intérieur du bus, plein à craquer, elles transpiraient abondamment, quoique légèrement habillées.          Durant tout le trajet, quelques teenagers, mal éduqués, se mettaient à les regarder et ne cessaient guère de leurs lancer toutes sortes de mots grossiers. Les deux filles, qui savaient comment  se comporter dans de telle situation, faisaient la sourde oreille et ne prêtaient aucune attention à ces propos malveillants. Elles considéraient que le silence était le meilleur antidote contre les idioties et les agressions verbales, venant d’adolescents malappris, dépourvus des moindres rudiments de politesse.          Elles étaient convaincues de l’incapacité du contrôleur de remettre ceux là à leur place et de protéger par conséquent  les passagers fragiles et vulnérables.           Pour trouver la solution adéquate et pouvoir se débarrasser de ces mauvaises graines, elles descendirent au premier arrêt et continuèrent à pieds.     — Quel monde immonde, lança Sofia à l’adresse de son amie !     — Oui, c’est ce que je peux dire, moi aussi, ajouta Bouchra, à propos des ces véhicules vétustes et obsolescents qui ne servent à présent, par leur inconfort insupportable, qu’à nous rendre la vie désagréable et ennuyeuse. Emprunter le bus en cet après midi caniculaire est tout comme s’infliger volontairement la punition de s’exposer aux abords des flammes brûlantes d’un four crématoire.     — N’exagère pas trop, dit Sofia. Marcher à pieds est la solution adéquate pour s’éloigner de la nuisance et la gêne des personnes agressives et bruyantes. Concentrons-nous sur notre avenir à   toutes les deux et oublions sans idée de retour ce genre de chose auquel on devra faire moins d’attention. La solution à apporter au problème de transport urbain, n’est pas de notre ressort. Et c’est aux responsables que revienne la gestion de cette situation.     — Je comprends ta position, Sofia. Tu cherches toujours à te justifier pour te tenir  à distance et rester sans parti pris.     — Ce n’est pas important pour moi, répliqua Sofia. Ce que je veux à l’instant même, c’est de trouver un emploi stable et bien rétribué pour pouvoir améliorer mes conditions de vie et celles de mes parents.    — Et jusqu’à quand tu vas te mobiliser corps et âme pour subvenir à leurs besoins ? Tu ne comptes pas te marier un jour avec un richissime de la ville pour faire court ? demanda Bouchra. Moi, je pense, en toute sincérité, qu’avec ta beauté, tu peux te la couler douce si tu acceptes de te marier le plus vite possible.     — Me marier ? Mais avec qui ? dit Sofia. Tu ne te rends pas compte de ce que tu me suggères ?    — Je sais ce que je dis, Sofia ! Tu vas, à coup sûr, te  tailler la part du lion, sois en assurée ! Tu as tous les atouts pour devenir la maîtresse d’une grande maison, comme celles construites au bord de la mer ou dans des zones villas bien cossus.     — Mais, bon sang, d’où tu sors cette idée de mariage ? demanda Sofia, interloquée par les prophéties de son amie.    — J’ai confiance en mon intuition. C’est tout ! expliqua Bouchra. Je n’invente rien qui soit en porte à faux avec les désirs et choix des filles que nous sommes. Ne t’importune pas de poser la question de savoir si nous passons toute notre jeunesse à patauger dans le célibat ! Si jamais l’idée de rester sans mari t’effleure l’esprit, ne t’avise pas de la garder en tête et le mieux pour  toi serait de la chasser le plus tôt possible.       —  Cesse de faire de moi un sujet à discussion, demanda Sofia, et fais attention à cette moto ! Elle a failli te renverser sur le bas côté. Tu l’as pas vue ou quoi ?      — Non ! J’étais un peu distraite en regardant furtivement cette voiturette qui nous suivait  depuis quelques minutes, répondit Bouchra.     — Fais attention ! cria Sofia. Ne les regarde pas, ces deux enfoirés. Ce ne sont que des dragueurs inexpérimentés qui mélangent les torchons et les serviettes et qui ne savent quoi dire quand ils abordent impulsivement des filles décentes qui ne leur accordent aucun intérêt qui vaille.     — Ne sois pas cruelle, Sofia et ne les mésestimes pas. Ces individus nous suivent tout simplement parce qu’ils se sentent  attirés magnétiquement par nos silhouettes. Ne fais pas usage de maladresses et laisse les balancer tout ce qu’ils ont sur le cœur. En fait, ce sont des hommes et ils ont droit à faire étalage de leur masculinité. Ils finiront par comprendre le genre de filles que nous sommes et ils  changeront de cap sans nous embêter pour le moins au monde. J’en ai l’expérience et tu vas voir si j’ai tort raison.     — Voulez-vous qu’on vous conduise quelque part, mes jolies ? demanda le passager d’à côté, après avoir baissé le vitre de la portière.        —  Non, merci ! répliqua Bouchra. Ne vous gênez pas pour ça !  Vous pouvez continuer votre chemin. Nous sommes presque arrivées au SPA. C’est juste à côté de ce cyber.    — Ah, je vois ! Vous venez donc là pour faire de l’hydrothérapie. Alors vous êtes de celles qui préfèrent le bain de vapeur, le sauna et la gymnastique aquatique ?        — Un peu de tout, répondit Bouchra, en esquissant un faux sourire qui reflète des sentiments d’indignation et d’embarras.      — Mais, dis-donc ! Qu’est ce qui t’arrive pour engager pareille conversation avec ces inconnus ? Tu es une vraie menteuse, lança Sofia.      — Que veux-tu que j’y fasse ? dit-elle. Parfois, on se trouve dans l’obligation de mentir en avançant ce qui n’est pas, ne serait-ce que pour se débarrasser de ce genre de personnes d’infortune qui nous emboîtent le pas et tentent de nous coller à la peau vaille que vaille.     — Nous vivons dans une société évolutive et hétérogène, dit Sofia, mais le risque de cohabiter avec un type d’éléments grégaire n’est pas à écarter d’un simple revers de la main. Ceux là sont pareils à une horde de chiens errants qui passent leur temps à aboyer indistinctement sur toutes les catégories de filles qu’ils croient facilement accessibles.    — Oublions ça, veux-tu ? demanda Bouchra qui regardait sa montre de façon ostentatoire.       — Mais…dis-moi, d’où tu sors cette montre ? Elle est à toi demanda Sofia d’un air curieux.     — Oui, elle est à moi ? répondit Bouchra. Quelqu’un de la famille me l’a offerte à l’occasion de ma réussite au baccalauréat.     — C’est qui alors ? demanda Sofia calmement et de façon désintéressée.    —  Cela n’a pas d’importance, répliqua Bouchra pour couper court aux questions de son amies.     — L’autre jour nous avons convenu de commun accord de proscrire les cachoteries et tu m’as promis que tu étais de cet avis, lui rappela Sofia.     — Si je te dis que c’est un cadeau qui m’a été offert par un membre de la famille, je ne pense pas que je fais des cachoteries, expliqua Bouchra.     — J’insiste à ce que tu me dises la vérité, sinon je me fâcherai contre toi, dit Sofia qui n’admet pas le mensonge sous toutes ses coutures. Je suis claire et nette là-dessus. Ce n’est qu’une montre et tu ne devrais pas me cacher sa provenance. Où est la transparence dont tu ne cesses guère de me rebattre  les oreilles ?        — La transparence est toujours là, ma chère Sofia ! Je suis en train de plaisanter et toi tu as si vite cru mes fausses affirmations. Cette montre n’est qu’un objet de pacotille et ça coûte moins cher que tu peux le penser. Toi, aussi, tu peux en avoir une, vu son prix dérisoire.    — J’en ai deux à la maison, répliqua Sofia, et je ne les ai jamais portées pour la seule raison qu’elles me gênent et je préfère utiliser de préférence mon mobile pour voir l’heure plutôt que de m’abîmer le poignet avec ce genre d’objet obsolète et dépassé.     — Moi aussi, je ne m’intéresse pas aux montres, lança Bouchra, un peu offensée par les propos de son amie. Celle-ci n’est pas un vrai bijou qui coûte son pesant d’or. Je la porte aujourd’hui uniquement pour cette sortie spéciale. Et que diront de nous  les gens du centre ville quand ils s’apercevront  que nos mains ne portent ni bracelet ni montre ?     — Qu’ils disent ce qu’ils veulent ! rétorqua Sofia, moi, je m’en fiche carrément du qu’on dira-t-on et je n’ai aucun sentiment d’infériorité par rapport à leurs idées.    —  Changeons de sujet ! Nous parlons mal à propos à ce que je pense, dit Bouchra, et le mieux serait de stopper la discussion et d’aller voir ce qui se passe à l’intérieur de ce cyber.     —  Non, merci ! répliqua Bouchra. Ne vous gênez pas pour ça !  Vous pouvez continuer votre chemin. Nous sommes presque arrivées au SPA. C’est juste à côté de ce cyber.    — Ah, je vois ! Vous venez donc là pour faire de l’hydrothérapie. Alors vous êtes de celles qui préfèrent le bain de vapeur, le sauna et la gymnastique aquatique ?        — Un peu de tout, répondit Bouchra, en esquissant un faux sourire qui reflète des sentiments d’indignation et d’embarras.      — Mais, dis-donc ! Qu’est ce qui t’arrive pour engager pareille conversation avec ces inconnus ? Tu es une vraie menteuse, lança Sofia.      — Que veux-tu que j’y fasse ? dit-elle. Parfois, on se trouve dans l’obligation de mentir en avançant ce qui n’est pas, ne serait-ce que pour se débarrasser de ce genre de personnes d’infortune qui nous emboîtent le pas et tentent de nous coller à la peau vaille que vaille.     — Nous vivons dans une société évolutive et hétérogène, dit Sofia, mais le risque de cohabiter avec un type d’éléments grégaire n’est pas à écarter d’un simple revers de la main. Ceux là sont pareils à une horde de chiens errants qui passent leur temps à aboyer indistinctement sur toutes les catégories de filles qu’ils croient facilement accessibles.    — Oublions ça, veux-tu ? demanda Bouchra qui regardait sa montre de façon ostentatoire.       — Mais…dis-moi, d’où tu sors cette montre ? Elle est à toi demanda Sofia d’un air curieux.     — Oui, elle est à moi ? répondit Bouchra. Quelqu’un de la famille me l’a offerte à l’occasion de ma réussite au baccalauréat.     — C’est qui alors ? demanda Sofia calmement et de façon désintéressée.    —  Cela n’a pas d’importance, répliqua Bouchra pour couper court aux questions de son amies.     — L’autre jour nous avons convenu de commun accord de proscrire les cachoteries et tu m’as promis que tu étais de cet avis, lui rappela Sofia.     — Si je te dis que c’est un cadeau qui m’a été offert par un membre de la famille, je ne pense pas que je fais des cachoteries, expliqua Bouchra.     — J’insiste à ce que tu me dises la vérité, sinon je me fâcherai contre toi, dit Sofia qui n’admet pas le mensonge sous toutes ses coutures. Je suis claire et nette là-dessus. Ce n’est qu’une montre et tu ne devrais pas me cacher sa provenance. Où est la transparence dont tu ne cesses guère de me rebattre  les oreilles ?        — La transparence est toujours là, ma chère Sofia ! Je suis en train de plaisanter et toi tu as si vite cru mes fausses affirmations. Cette montre n’est qu’un objet de pacotille et ça coûte moins cher que tu peux le penser. Toi, aussi, tu peux en avoir une, vu son prix dérisoire.    — J’en ai deux à la maison, répliqua Sofia, et je ne les ai jamais portées pour la seule raison qu’elles me gênent et je préfère utiliser de préférence mon mobile pour voir l’heure plutôt que de m’abîmer le poignet avec ce genre d’objet obsolète et dépassé.     — Moi aussi, je ne m’intéresse pas aux montres, lança Bouchra, un peu offensée par les propos de son amie. Celle-ci n’est pas un vrai bijou qui coûte son pesant d’or. Je la porte aujourd’hui uniquement pour cette sortie spéciale. Et que diront de nous  les gens du centre ville quand ils s’apercevront  que nos mains ne portent ni bracelet ni montre ?     — Qu’ils disent ce qu’ils veulent ! rétorqua Sofia, moi, je m’en fiche carrément du qu’on dira-t-on et je n’ai aucun sentiment d’infériorité par rapport à leurs idées.    —  Changeons de sujet ! Nous parlons mal à propos à ce que je pense, dit Bouchra, et le mieux serait de stopper la discussion et d’aller voir ce qui se passe à l’intérieur de ce cyber.                                                                                      II         Les deux filles, l’air  un peu essoufflé, se sont arrêté à proximité de l’endroit où elles voulaient entrer. Elles faisaient un tour d’horizon pour s’assurer que personne ne les guettait. Elles   remarquèrent qu’aucun de ces deux individus de tout à l’heure ne les suivait et que les gens, chacun en ce qui le concerne, vaquaient à leurs occupations.          Dès qu’elles ont poussé la porte du cyber, elles ont remarqué qu’il est bondé. Le responsable du lieu leur a affirmé que tous les pc étaient occupés. Il leur suggéra  gentiment d’attendre leur tour et elles ont accepté sa proposition.  C’était un quadragénaire, aux cheveux grisonnants, haut de taille et gracieux, visage lisse et ovale, le teint injecté de sang, gai et souriant, le front bombé, les yeux vifs et étincelants, qui reflétaient suffisamment de sincérité, le nez crochu, la bouche sensiblement charnue, le menton pointu. Il avait les épaules carrées, les mains douces, les jambes élancées, la démarche vive et élégante. Il avait le style d’un homme d’affaire, A travers le verbe, il paraît intelligent et perspicace, aimable et ambitieux. Il portait ce jour une chemise manches courtes, couleur bleu ciel, retroussées jusqu’aux coudes, un pantalon de jean avec ceinturon en cuir et chaussé d’un mocassin marron.         C’était l’un des hommes richissimes qui a l’air d’avoir été assez initié pour appartenir au monde des affaires et des mondanités. Il était le propriétaire d’un hôtel trois étoiles, réputé sous le nom  « les palmiers », mitoyen à cet espace internet.         Cet homme, émerveillé par cette beauté à la perfection, invita les deux demoiselles à prendre place dans les chaises fauteuils installées dans son bureau. Après avoir hésité quelque peu, elles ont fini par céder à son insistance, empaquetée de gentillesse et de sympathie. Sans préavis, le serveur qui connait bien les stratégies habituelles de son patron leur apporta deux cocktails de fruits frais en leur lançant :     — Soyez les bienvenues dans notre cyber. Le patron est généreux. Et si jamais vous avez un problème quelconque, n’hésitez pas de lui en toucher un mot. Il pourra vous aider, soyez en sûres. En attendant que votre tour arrive pour passer devant les pc, relaxez-vous maintenant. Il est fort possible qu’il revienne pour vous parler.           Après avoir servi les deux filles, le garçon fit un signe à l’adresse du patron qui entra au bureau sans tarder en disant en guise d’introduction :          —  C’est un grand honneur pour moi, dit-il, de vous accueillir dans ce bureau. C’est peut-être la chance qui vous amène ici. N’est-ce pas ? — De quelle chance vous voulez parler, monsieur ? demanda Bouchra. Nous ne sommes pas venues ici pour le plaisir, mais uniquement pour chercher sur internet quelques annonces concernant les offres d’emploi dans le 

editor-pick
Dreame-Choix de l'éditeur

bc

Obsession brûlante

read
12.8K
bc

Un Amour Impur : Mon beau père me baisse

read
6.4K
bc

Dangereuse addiction

read
26.2K
bc

Prisonnière de trois amours

read
1K
bc

Refusée comme Gamma, je suis devenue l’Alpha la Plus Puissante

read
1K
bc

Les Chaînes Du Papillon

read
2.7K
bc

L'humaine est la meute de loups.

read
8.7K

Scanner pour télécharger l’application

download_iosApp Store
google icon
Google Play
Facebook