douzeLe lendemain, Monsieur Berger accueille Bruno avec beaucoup plus d’amabilité que la fois précédente. Visiblement, il attend avec impatience la version corrigée de son Katte. — Ah, cher Monsieur Bruno, quelle joie de voir que vous me rapportez mon manuscrit ! Alors, surpris ? — Surpris et ravi, Monsieur Berger. J’ai lu votre texte avec beaucoup de plaisir, croyez-le bien. Bruno se rend compte qu’il utilise une langue ampoulée et artificielle quand il est face à quelqu’un dont le français n’est pas la langue maternelle. Il remarque aussi qu’il devient de plus en plus tricheur et menteur et que cela ne l’affole pas. Parce qu’il ment pour toi, Augustin. Berger tourne les pages de son manuscrit, sourit, manifestement satisfait. De temps à autre, il fronce les sourcils puis reprend le m


