XXXIII M. le comte d’Estournelle, que nous avons trouvé jadis dans un misérable taudis de la rue de l’Arbre-Sec, habitait maintenant un élégant premier étage rue Taranne, à l’angle de la rue des Saints-Pères. La note émanée de la rue de la Michodière était exacte ; Mme la baronne René faisait à son héritier futur une pension de trente mille livres de rente. En outre, la maison qu’il habitait appartenait à la baronne ; il ne payait point de loyer. Ce fut vers son domicile que M. le comte d’Estournelle se dirigea en sortant du café Riche. Il était pâle et agité. Il fit la route à pied d’un pas inégal et brusque, et la façon dont il sonna fit faire à sa femme cette réflexion : – Le comte a bien certainement essuyé quelque mésaventure. Madame la comtesse d’Estournelle était dans son boud


