Chapitre 6

1361 Mots
David est à une table, entouré d'une b***e. Je l’entends rire en me délectant du son de sa voix grave, tout en pensant que bientôt, celle-ci ne sera que tristesse. C'est une promesse que je me fais. Chris est le seul qui me fasse vraiment peur, car il m'a toujours fait mal, depuis que je suis toute petite. Mais David ? Lui, je ne vais pas me laisser faire aussi facilement. S'il ne veut pas être mon ami, s'il ne veut pas arrêter de me faire mal, s'il ne veut pas avouer ses sentiments, ou encore, s'il préfère les camoufler en me frappant, il se trompe s'il croit que je vais supporter cela tranquillement. Je me suis assise pas très loin, toute seule comme d'habitude. Je n'ai pas très faim, même si le plateau devant moi est rempli de bon mets. Je me contente d'enfoncer ma fourchette dans le plat. Une fille apparaît à la table de David pour poser aussitôt ses lèvres sur les tiennes. Je tique en voyant comment David répond à son b****r. Comment peuvent-ils s'embrasser devant tout ce monde ? Et ça ne va pas chez lui, de m'embrasser alors qu'il a sa copine ? Un coup tapé dans mon dos me fait lâcher un cri de surprise, et je me retourne en mettant la main dans mon dos, juste à l'endroit où je viens de recevoir la gifle. Et c’est sur des yeux gris que je tombe. − Tu me veux quoi ? Je demande sèchement. − Tu me parles autrement, sinon tu ne te reconnaîtras plus dans un miroir, OK ? Une profonde inspiration m'échappe en le voyant s'asseoir à côté de moi. Il tire mon plateau vers lui et je fronce les sourcils. Je n'ai pas faim, mais je retire mon plateau vers moi. Il me fusille du regard en retirant brutalement le plateau vers lui. − C'est mon plat. Tu peux aller t'en chercher un autre, non ? Je lui demande en le foudroyant du regard. − Maintenant, c'est le mien. Il se met à manger naturellement, comme si je n'étais pas là, et que ce plat lui appartenait. Je finis par prendre une seconde inspiration en attrapant mon sac. Dès que je me lève, je suis brutalement attirée en bas, mes fesses entrant en contact avec le banc de façon assez brutale. − Non mais que me veux-tu à la fin ! − Reste-là et ne bouge pas. Non mais de quel droit se permet-il ? Je reste tranquille, et me contente de tourner mon regard vers David que j'avais oublié, avec l'arrivée de ce voleur de nourriture. Son regard froid entre aussitôt en contact avec le mien. Il me regarde froidement, comme s'il est énervé. Le voleur finis enfin de manger et qu'est-ce qu'il fait ? Il me tend le plateau. − Va déposer, ordonne-t-il. − Ce n'est pas moi qui aie mangée. Fais-le toi-même. Il élabore un souri innocent, et je le trouve sur le coup, encore plus beau. Mais c'est sans compter sur sa mauvaise foi. − Tu déposes, ou bien tu veux te retrouver avec du plateau dans la gorge ? propose-t-il doucement. Je me lève en prenant le plateau, mais je suis encore attirée vers le banc. Si j'avais imaginé ce qu'il allait faire à ce moment-là... Même après qu'il ait décollé ses lèvres des miennes, j'ai toujours les yeux hagards. Il... Il vient de m'embrasser devant tout le monde ? J'ai du mal à relever la tête, de peur de croiser les regards que je sens sans peine se braqué sur moi. Finalement, je me décide à faire le pas en voyant le gars aux yeux gris ce lever. Je ne connais même pas son nom, mais cela fait deux fois qu'il m'embrasse sans ma permission. Dans quel monde je suis ? Je fais un effort considérable pour me diriger vers ma salle, devinant parfaitement les regards dans mon dos. Je finis par me consoler une fois assise à ma place. Ce n'est pas le problème de quelqu'un de toute façon, alors qu'ils pensent ce qu'ils veulent. Je remarque une ombre à la porte et je relève la tête, pour croiser David. Mon cœur ratte des battements en croisant son regard sombre. Il s'approche de moi, mais ne dit rien, se contentant juste de me fixer. Je sens sans grande peine son odeur qui m’est devenu familière. Lorsqu'il lève soudainement la main, je sursaute et protège mon visage de mes bras. Mais il me caresse simplement. Quand j'enlève ma main de mon visage, je ne suis pas sûr que ce que je vois soit un rêve. Il me caresse les cheveux en me regardant avec des yeux tellement clairs que j'en ai des frissons jusqu'à la racine des cheveux. Qu'est-ce qui me prend d'abord ? C'est un imbécile, et ce que je dois faire, c'est le frappé et non rester là bêtement ! Je plonge mes yeux dans les tiens et ai aussitôt le regret d'y voir une ombre, avant qu'il attrape mes cheveux en un chignon ferme et les tire en arrière tellement fort que j'ai l'impression qu'il va me les arracher. − S'il te plaît ! Mais au lieu de s'arrêter, il accentue la pression, me faisant mal au cou. − Laisse-moi. Je ne t'ai rien fais ! Un rire froid déchire l'air, me faisant frissonner. − Tu ne m'as rien fais ? Tu l’as encore embrassé. Et devant tout le monde ! Tu te fous de moi ? − C'est lui qui m'a embrassée, abrutit ! Et de quoi tu te mêles, d'abord ? Je l'entends souffler bruyamment. − Je t'ai dit que tu étais à moi. − Tu as raison, je dis en baissant le ton. − Quoi ? − Je n’aurais pas dû l’embrassé, alors que c’est toi qui est dans mon cœur, je dis en prenant un air contrit. − Tu as dit quoi là ? S'écrit-il en attrapant mon bras. − Tu me fais mal ! − Répond ! Qu'est-ce que tu viens de dire ! − Que... je... je t'aime ? Voilà c'est dit ! Malgré les battements effrénés de mon cœur, je relève la tête vers lui. Il me regarde avec une expression indéchiffrable sur le visage. Ce dernier était complètement déformer par les veines qui battent à sa tempe. − Si tu répètes encore une chose pareille, je te jure que je te ferai la peau. Tu entends ? Je te frai la peau ! − Je t'aime imbécile ! Je t'aime... je... − La ferme ! Je ne veux pas t'entendre... − Je t'aime. − Tu m'aime ! s'écrit-il, semblant être indigner. Pourquoi est-il choqué que je dise que je l'aime ? Qu'est-ce qu'il a avec ça ? Même si ce n'est qu'une mascarade, lui n'en sait rien. Alors pourquoi réagit-il comme ça ? Je ne comprends pas. Ce n’est pas ce qu’il veut alors ? Je prends une profonde inspiration. − Je peux t'aimer si j'en ai envie. Et tu peux me rouer de coups si tu veux. Je t'aime un point c'est tout. Va te fais foutre. − Moi, d'aller me faire foutre ? − Fait toi plaisir. Je m'attendais à recevoir des claques de partout, mais au lieu de ça, je suis repoussée sans ménage vers l'arrière. Je m'agrippe à une table. Il se dirige vers la sortie et je m’assieds à ma place en m'adossant. Je me demande ce qui ce passe dans sa tête. Je ne savais pas qu'il pouvait exister des personnes comme ça. Il est unique. Moi, celui qui me dira qu'il m'aime, je l'enfermerais dans une cave et prendrai soin de lui toute ma vie, sans blague. Mais lui, il préfère hurler ? Au moins maintenant, je sais qu'il a un problème avec l'amour. C'est peut-être pour ça qu'il me frappe et qu'il ne veut pas me dire que je lui plais. Ou peut-être refuse-t-il de se l'avouer à lui-même. Sur un coup de tête, j'ai pensé qu'en lui disant que je l'aimais, cela l'inciterait à me parler et ce calmer, mais je me rends compte que c'est tout le contraire. Finalement quel est son problème ?
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