Chapitre 8

1342 Mots
− Mr Fanger ! Je grimace en me redressant. Non mais elle avait besoin de crié comme ça, elle ? − Oui madame ? − On n'est pas au dortoir ici. Mon cours vous ennuis, c'est ça ? Elle n'a pas idée d’à quel point. − Non madame, je réponds tout de même. − Donc vous vous mettez debout et on verra si l'envi de dormir vous passera. Je me lève et croise les bras sur la poitrine. Elle me fusille du regard et retourne au tableau. − Mr Fanger ! Ah. Elle a quoi encore ? Ce n'est que lorsque j'ouvre les yeux que je me rends comptent que je dormais encore. − Vous avez passez votre nuit à faire quoi, nom de Dieu ? Des gens pouffent, et si je pouvais, je leur trancherais volontiers la gorge. − Alors ? − J'ai passé toute la nuit dans les bras de ma petite amie. Vous voulez savoir ce qu'on faisait peut-être ? On b... Elle dépose rageusement ses documents sur la table, causant un grand bruit et un silence. Je n'avais pas l'intention d'aller jusqu'au bout de ce je disais de toute façon. Elle s'enflamme pour rien. − Vous sortez tout de suite ! Des mots vulgaires dans ma salle, je n'en veux pas ! Je prends mes affaires et sors sans tarder. Je pourrai enfin dormir comme je veux. Dès que je rentre chez moi, je m’écroule sur mon lit pour me réveiller trois heures après. Et c'est là que je me rends compte que Portia, elle n'était pas au cours. Je ne l'ai pas vue de la journée et ça commence par me travailler. Pourquoi elle n'est pas venue ? Je me lève, prend un bain et descend. − Tu pars quelque part ? demande ma mère, alors que je pose une bise sur sa joue. − Oui. Elle me lance un regard inquisiteur en fermant son roman. − Ou tu vas ? − Maman, je vais voir une amie, elle n’est pas très loin, je ne serai pas long. − Une amie ? A cette heure ? Et tu prétends ne pas avoir de petite amie, mon chéri ? Je me dirige vers elle en soufflant. Si mon père était là, il m’aurait sauvé de cet interrogatoire interminable. Plaquant un sourire condescendant aux lèvres, je m’accroupis face à ma mère. Elle sourit à son tour, et c’est bon signe. Je sais que je suis c*n. Je sais parfaitement qu’elle se fait du souci pour son garçon, et pourtant je vais l’amadouer pour qu’elle me laisse y aller. − Ce n’est pas ma copine, mais j’ai envie de la voir, maman. Il faut que je la voie. Parler de cette fille de cette manière à ma mère me fait tout drôle. J’ai l’impression d’ouvrir mon cœur et ça ne me plait pas trop. Pourtant, c’est la vérité. J’ai envie de voir Portia, d’expérimenté avec elle ce que j’ai fait avec quelques filles. Le regard de ma mère s’attendris et elle passe la main dans mes cheveux pour les arrangé. − Comment elle s’appelle ? Mon cœur bat sourdement dans mes oreilles, et je manque de tomber par terre. Maman soulève un sourcil et sourit. − Très bien, je te laisse y aller. Mais si tu fais plus de trois heures j’appelle la police. Je réussis à me relever et esquisse un sourire penaud. − Je ne serai pas long. Je l’embrasse sur la joue, prends les clés de ma caisse et sors. PDV de Portia. Comme à chaque mois d'août, je prends un bon bain frais à cause de la chaleur. Je finis par ne mettre qu'une culotte en coton et un débardeur usé par le temps et me glisse sous les draps avec un roman. Au bout de 30 minutes j'ai les yeux alourdir. J'ai grave sommeille et même si je rêve de connaître la fin de l'histoire, je ne résiste pas quand mes yeux se ferment lourdement. Quelques minutes plus tard, je me réveille en sursaut. Un bruit... un bruit à ma fenêtre ? Je commence à vraiment paniquer lorsque je vois une ombre. Ma gorge devient sèche en pensant à tous les films d'horreur que j'ai regardé. Je commence à trembler lorsque je vois l'ombre passer la main par ma fenêtre. Je n'avais pas fermé. m***e ! Je ne peux même pas crié. Mes parents vont me tuer. Il entre. J'étouffe un petit cri en me recroquevillant sur le lit, le drap jusqu'au menton. Je tremble tellement, que j'ai l'impression d'être à la place de toutes ces personnes décédé dans l'océan, dans Titanic. Je finis par reprendre mes esprits et saisis la première chose à ma portée, c'est à dire mon réveil. Je ne vois pas le visage de la personne et ça me fout les jetons. Je tourne la tête de tous les côtés dans l'espoir de voir quelque chose qui pourrais vraiment m'aider. Un rire moqueur franchis l'aire, me donnant des frissons froids. Puis la lumière dessine d'abord la coupe de ses lèvres, puis son nez, et enfin ses yeux noir où brillent la lumière. Ma vie. Mon cœur, il est dans ma bouche. − Da... David ? Mon Dieu qu’est-ce que tu fais là ! Il me lance un regard froid et je me mords la lèvre inférieure. m***e, il fait quoi là ? Ce n'est pas vrai. Seigneur. Comment il a connu chez moi ? Que fait-il ici et de surcroît, à cette heure ? Je le regarde avec des yeux ronds lorsqu'il s'avance vers moi d'un pas lent, en me fixant d'un regard de braise. Un frisson glacer me parcours l'échine. Nom de Dieu... Il se rapproche dangereusement. Lorsqu'il fut totalement près de moi, je ferme les yeux brutalement. Qu'est-ce qui se passe ? Je ne comprends plus rien. Pourquoi est-il là ? Que me veux-t-il ? Peut-être me souhaiter bonne nuit en me rouant de coups ? Si c'était ça, alors pourquoi prendre le risque de venir jusque chez moi ? David s'assied sur le lit, et lorsque son souffle s'écrase sur mon visage, je rouvre les yeux, et là, nos yeux restent accrocher pendant quelques secondes. J'ai l'impression de ne pas connaître celui qui se tient devant moi. Son expression indéchiffrable me grise, exactement comme le jour où il m'avait embrassé dans le couloir − Dav... − Nom de Dieu, tu ne veux pas la fermer pour une fois ? Pourquoi tu n’es pas venue à l’école aujourd’hui ? Je fronce les sourcils. Ça ne devrait pas m’étonner qu’il ait remarqué mon absence. Il n’a pas pu m’embrasser ou cogné sur moi, il est surement venu se rattraper. − Pourquoi tu n’es pas venu ? Insiste-t-il. Je devrais lui dire. Ça pourrait le dégouté, et il va rentrer chez lui. − J’ai mes règles. Il fronce les sourcils. − Quand on a les règles, on reste à la maison c’est ça ? − Qu’est-ce que t’y connais ? Ça me fait mal au ventre, je ne pouvais pas sortir. − Tu as eu mal, chuchote-t-il avant de plaquer ses lèvres contre les miennes. Attendez. Quoi ? Mes yeux sont encore hagards quand il se redresse pour me regarder. − Pour... pourquoi ? Pourquoi tu as fait ça ? Il se contente de m'ignorer et se lève. Je regarde les muscles fins de son dos se tendre, et je décide de le mettre face à ses sentiments. − Tu m'aimes c'est ça ? Tu ressens quelque chose pour moi et tu ne veux pas me l'avouer, alors... Ce fut son rire qui m'interrompt. Un rire glacial. − Tu ne crois pas ce que tu dis, petite folle. Je ne t’aime pas. Je te hais. Personne ne peut aimer une personne comme toi. Tu es agaçante et chiante. Additionner à ta laideur qui fait gerber. Je te déteste, Portia. Un énorme pincement serre mon cœur et je porte la main à ma poitrine, m'éfforçant d'ignorer mes yeux qui piquent. − Tu es un monstre David, je lâche au bout d'un moment.
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