À peine la voiture arrêtée, Lucas ouvre la portière sans un mot et sort le premier. Aucun regard pour nous. Aucune main tendue. Il marche déjà devant, les mains dans les poches, le dos droit, la tête haute. Il ne ralentit pas. Il ne vérifie pas si on suit. Je descends à mon tour, suivie par Sébastien, qui s’étire comme s’il sortait d’un long vol en avion. Il remet sa chemise en place ( enfin, à peu près ) et replace maladroitement une de ses mèches derrière son oreille. Autour de nous, quelques regards se tournent. C’est discret, mais perceptible. Des têtes se penchent. Des murmures à peine étouffés. Des yeux qui glissent de Lucas à moi puis à Sébastien. Je les entends presque penser : Pourquoi ils sont ensemble ? C’est qui, ce nouveau ? Mais Lucas, lui, marche droit devant, insensible.


