Tout ceci me semble bien étrange. Étant donné que le mariage forcé à été aboli par l'un de mes ancêtres, il y a des années lorsque le royaume de Nedj et celui de Hedjaz n'avaient pas encore fusionnés. Alors pourquoi arriver à ce genre de situation ? Je tends la main pour prendre mon téléphone, puis je compose le numéro du détective. On décroche dès la première sonnerie.
- Allô ?!? Fait une petite voix.
- Oui, allô ? C'est bien le numéro de Hassan ? Dis-je, les sourcils froncés.
- Oui, c'est mon papa.
- Ah okay. Tu pourrais me le passer s'il te plaît ?
- Oui, un instant. Papa ? Papaaaaaaa !
La voix de la petite monte dans les aigus, j'éloigne le téléphone de mon oreille aussitôt. J'entends une voix d'homme prendre la relève.
- Oui, allô vôtre majesté ? Je suis vraiment désolée.
J'entends la petite demander en fond sonore, {Dis papa, c'est le prince ? Le vrai, celui de la télé ? Oh trop cool, j'ai parlé au prince!}. Je ne peux m'empêcher de sourire, même mineur le sexe féminin est sensible à mon charme.
- Ne vous en faites pas. Hassan, je souhaite que vous effectuiez des recherches sur un certain Nash Farah. Ainsi que sur l'oncle de Mademoiselle Kenza Farah.
- Bien majesté.
- Bonne fin de journée à vous.
- Merci majesté. Pareil à vous aussi.
Je raccroche et passe un autre appel. Quelques instants plus tard, on frappe à la porte.
- Entrez.
- Tu m'as fait demander, Amir ?
- Oui Aïcha, j'ai un service à te demander. Peux-tu t'occuper de la jeune femme en cellule, trouve-lui une chambre et veille à ce qu'elle mange les plats qui lui seront servis.
- Okay, c'est comme si c'était fait. Sourire-t-elle.
Je la remercie tandis qu'elle prend congé. La journée est déjà bien avancée, je pars prendre une douche. Puis on descend dîner avec Soraya, mon père et Amed, ce soir on se retrouve en famille, ce qui n'était pas arrivé depuis longtemps.
- Tu as pris une décision à propos des prisonniers ? Me demande mon père.
- Oui, ce matin.
- Les ordres ont été exécutés. Intervient Amed.
- En parlant d'eux, j'ai une requête à te soumettre.
- Je vous écoute père.
- Après le dîner. Profitons plutôt d'être tous réunis.
- Voilà une bonne chose à dire. S’exclame Soraya avec un sourire.
Le repas fini, j'accompagne mon père dans ses appartements. On s'installe au balcon.
- Alors c'est quoi cette requête ?
- Il s'agit d'une des prisonnières.
-Là, je suis tout ouïe. Réplique-je.
Il sourit avant de continuer. Depuis la mort de ma mère, mon père ne s'est plus jamais intéressé à la gent féminine. Il s'est jeté corps et âme dans mon éducation, avec pour but de combler l'absence de ma mère. En m'aimant pour deux, moi je n'ai pas vraiment de souvenirs d'elle, vu que j'étais encore un bébé lorsqu'elle nous a quittée. Mais pour lui ça doit être une véritable souffrance, surtout que j'ai les mêmes mimiques qu'elle.
-Rien n'obligeait cette jeune femme. Mais, elle m'a sauvé la vie plus d'une fois en seulement quelques mois.
Je me penche en avant, les coudes posés sur les cuisses, curieux d'en savoir plus.
- Comment ça ? De quelle femme parle-tu au juste ?
- La cousine de celui qui a orchestré mon e********t.
- Comment pouvons-nous être sûr que ce n'est pas une ruse ?
- Je comprends que tu sois méfiant Amir. Mais, je peux t'assurer que cette jeune femme est d'une honnêteté et d'une douceur sincère. J'en mettrais ma main au feu.
- Tu accordes beaucoup trop de confiance à cette jeune femme père.
- Et toi, tu es beaucoup trop méfiant. Toutes les femmes ne sont pas Salma. Réplique-t-il.
- Et comment s'appelle cette bonne sœur ? Fais-je, dans le but de changer de sujet.
- Le sarcasme ne te va pas du tout. Me taquine-t-il.
Je soupire et me garde de lui répondre.
- Elle se prénomme Kenza.