5.

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5.Après la bataille d’Artenay, perdue par le général La Motterouge, nous avions dû abandonner Orléans aux Allemands et nous retirer vers Bourges et Vierzon. La cavalerie prussienne, qui avait passé la Loire sur nos talons, s’était répandue dans la Sologne et dans tout le pays compris dans l’arc qui forme le fleuve depuis Sully jusqu’à Saint-Laurent ; ses éclaireurs avaient poussé jusqu’à Salbris, à quelques lieues de Vierzon. Le général d’Aurelle de Paladines, mis à la tête de l’armée de la Loire, ayant reformé cette armée, l’avait ramenée sur la rive droite du fleuve, et l’établissant sur une ligne qui allait de Morée à Mer en passant par Marchenoir, il menaçait de là les Allemands dans Orléans. Dans cette position, il lui importait de savoir ce que faisaient les Allemands sur la rive

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