18.Si je l’avais laissé faire, le brave Lorrain eût mis le feu à sa maison pour me réchauffer. Il ne savait que me proposer pour m’être agréable : des œufs, du jambon, du vin blanc de Sierck. La première chose que j’acceptai fut une lime pour scier le morceau de chaîne qui me restait attaché autour du poignet. Puis je lui demandai une blouse et un pantalon de toile dont je me vêtis aussitôt. Alors, faisant un paquet de mes habits anglais, je le jetai au milieu du feu. — Eh bien ! eh bien ! dit le Lorrain qui n’aimait pas à perdre ce qui avait de la valeur. — C’est une précaution ; on peut me poursuivie ; si on trouvait ces vêtements chez vous, on vous arrêterait comme complice, et ils vous coûteraient plus cher qu’ils ne valent. — Peut-être bien que vous avez raison ; avec leurs dragons


