Lui

972 Mots
Il était arriver très tôt ce matin, à 7h15. Il avait demander la veille à la direction si c’était possible qu’il arrive plus tôt. Contrairement aux autres, il était nouveau, il devait, non-seulement s’acclimater des lieux, mais aussi organiser le matériel, nettoyer le gym, vérifier le matériel… et on lui avait demander de faire une liste de commande pour le lendemain parce que son prédecesseur n’avait pas commander de matéril avant de partir. En d’autres termes, même si on lui avait fait visiter l’école lors de son entrevue, il n’avait pas la moindre idée du véritable état de l’entrepôt. Debout devant le comptoir d’acceuil de la direction, il prit un stylo dans un pot pour signer le registre des présences de la journée pédagogique. Il venait juste de poser le stylo et se grattait le menton lorsqu’il entendit du bruit dans le stationnement. Enthousiaste à l’idée de pouvoir saluer pour la première fois un nouveau collègue, il se dirigea vers les bancs de l’entrée où il avait, de toute façon, laissé ses affaires. « Tout le monde va être content p****n! » Entendit-il alors qu’il se penchait pour ramasser son sac à dos. Intéressant comme bonjour… se dit-il amusé par ce qu’il venait d'entendre. Il eut tout juste le temps de se retourner avant de se faire plaquer au sol par la tornade ce qui venait de passer la porte. What the f**k!? Qu'est-ce qu'il se passe? Ouch! Lui fut brutalement ramené à la réalité lorsque la jeune fille en question se mit à appuyer son genoux au pire endroit possible pour un homme en voulant se relever. Mes couilles! Elles va me broyer les couilles p****n! « Haaaa... Tout va bien... Tout va bien... Tout va bien... » l’entendit-il dire. «Pardon? Ouch!» dit-il, en laissant échapper cet accent très prononcé qui l’énervait à chaque fois qu’il s’entendait. Toutes ces annés à apprendre le français et l’anglais, et il n’arrivait toujours pas à le gommer quand il parlait. La petite femme, à la peau foncée et tellement douce, essayait encore de se redresser. C’était la panique dans l’esprit de Lui! Il avait l’impression de revivre son 18e anniversaire, lorsque ses cousins après l’avoir fait boire, l’avaient fortement encouragé à grimper dans un arbre pour ceuillir des mangues. Il avait perdu pied et en plus de s’être cassé 2 côtes en tombant, il avait faillit s’éclater l’appareil reproducteurs en atterrissant à califourchon sur la branche qui avait ralenti sa chute… Il avait du pisser assis et eu les parties bleues pendant des semaines après ça. «A… attendez!! Vous êtes en train de me les écraser... » dit-il le souffle coupé. «Hein? Écraser quoi ?... » dit-elle d'un air complètement perdu en continuant à chercher ce qu'elle avait bien pu briser en tombant. « Mes couilles... » parvint-il finalement à dire, le visage rougit par le malaise et l’inconfort… Il avait honte de son choix de vocabulaire mais, l’essentiel c’est que ça avait marché. La jeune femme s’était relevé à la vitesse de l’éclair… et sans faire plus de dégât qui plus est. Wow! Merci mon Dieu! Son soulagement ne fut que de courte durée car il entendit un gloussement qui se transforma rapidement en rire incontrollable derrière lui. Le concierge qui lui avait ouvert la porte un peu plus tôt avait tout vu, et ilavait l’impression qu’il ne risquait pas de garder l’incident pour lui. Pourquoi? Pourquoi moi? Mon premier jour en plus! Qu’est-ce que j’ai fait de mal dans la vie, hein?! Lui se relevait tant bien que mal en s’appuyant sur les sièges et en se massant son précieux trois pièces. Il s’empressa de ramasser ses affaires qui étaient sur le banc et se tourna les deux mains en l’air comme s’il faisait face à un chat sauvage. «Est-ce que…?» Commença-t-elle. Wow! Surpris par la voix profonde et mélodieuse de la jeune femme lorsqu’elle lui adressa la parole, il eut un mouvement de recul face à elle. Nah… pas au boulot… pas au boulot… pas au boulot… et elle est pas ton genre de toute façon! Se dit-il en lui jetant un coup d'oeil rapide. «J'ai... encore beaucoup à faire pour la rentrée scolaire de demain. Alors... je vais aller préparer... pour l’arrivée des élèves demain. Tu devrais faire pareil, je crois que c’est pour ça que tu es là tôt, non ? » Dit-il rapidement avant de fuir. Il était parti à reculons les deux bras en l’air tellement il était perdu dans ses pensées. Ce n’est qu’arrivé au bout du couloir, qu’il s’en rendit compte et finit par les baisser avant de continuer sa route vers le gymnase, non sans s’être traité d’idiot d’abord. Il avait tellement peur de croiser à nouveau le regard de la jeune femme qu’il n’osait même pas se retourner. Du haut de ses 1m90, les gens lui semblaient généralement petit. Dans sa famille, le standard était 1m80, même pour les femmes. L’entraîneur avait déjà eu le temps d'estimer ses mensurations: environ 1m70 pour 80 ou 85kg. Peut-être même un peu plus étant donné son physique athlétique. Elle semblait enrobée certes, la force avec laquelle elle l’avait jeté par terre, même si c’était par accident, était impressionnante. Et ses courbes… Il lui avait fallut beaucoup plus de sang-froid qu’en temps normal pour réussir à détourner les yeux de son corps. Elle avait une de ces poitrines! Deux beaux fruits volumineux, qui sans être, vulgaire étaient agréablement moelleux contre son torse et des jambes longues et musclées… mais pas trop, juste assez pour rehausser les courbes de ses hanches! Argh! Non! Pas au travail! Pas de relation avec les collègues c’est ta règle gros débile! Et puis, c’est clairement pas ton type! Elle s’est même pas excusée de t’avoir jeté par terre et d’avoir failli t’émasculer. Alors courbes ou pas courbes, on s’en fout! ***
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