52.Et qui vous force à supporter cette vie ? me diraient les gens raisonnables, si je les prenais pour confidents de ma folie. Vous n’êtes point heureux, allez-vous-en. Vous avez à vous plaindre de celle que vous aimez, ne l’aimez plus ; et s’il vous faut absolument un amour au cœur, aimez-en une autre. Je reconnais volontiers que ce conseil est sage, et probablement c’est celui que je donnerais à l’ami qui me conterait des peines semblables aux miennes. — Soyez fort, raidissez-vous, n’abdiquez pas votre volonté et votre dignité d’homme. Il n’y a que le premier effort qui soit douloureux. C’est une dent à arracher, rien de plus ; l’os de la mâchoire cassé, la dent vient facilement, et l’on est heureux d’en être débarrassé. Un peu de poigne. Voilà bien le malheur ; on se fait arracher le


