17.Nous entrâmes dans la gare du chemin de fer de Lyon à dix heures vingt-cinq minutes du soir ; à onze heures j’étais rue de l’Université. L’appartement de mon père donne sur la rue. Dès que je pus apercevoir la maison, je regardai les fenêtres. Toutes les persiennes étaient fermées et sombres. Nulle part je ne vis de lumière. Cela m’effraya, car mon père a toujours eu l’habitude de veiller tard dans la nuit. Je descendis vivement de voiture. Sous la porte cochère je me trouvai nez à nez avec Félix, le valet de chambre de mon père. — Mon père ? — Il n’est pas plus mal ; il vous attend ; et si je suis venu au-devant de vous, c’est parce que M. le comte avait calculé que vous arriveriez à cette heure-ci ; il a voulu que je sois là pour vous rassurer. Je trouvai mon père allongé dans u


