18.Nous vivons dans une époque qui, quoi qu’on fasse pour résister, nous entraîne irrésistiblement dans un tourbillon vertigineux. L’état maladif de mon père m’épouvante, mon éloignement de Cassis m’irrite et cependant, si rempli que je sois de tourments et d’angoisses, je ne me trouve pas encore à l’abri des inquiétudes de la politique. C’est que la politique, hélas ! en ce temps de trouble, nous intéresse tous tant que nous sommes et que sans parler du sentiment patriotique, qui est bien quelque chose, elle nous domine et nous asservit tous, pauvres ou riches, jeunes ou vieux, par un côté ou par un autre. Si Louis-Napoléon fait un coup d’Etat, je serai dans un camp opposé à celui où se trouvera le général Martory et Clotilde : quelle influence cette situation exercera-t-elle sur notre


