Le Havre, 17 août 1952, 15hAffaires classées Lucien Porto, les bras chargés de trois classeurs bien remplis, esquissa quelques pas de swing sur les dernières mesures de Dipsey Doodle avant de s’asseoir. La souplesse de Vin Cuit, compte tenu de son gabarit, avait toujours étonné Henri Poirier. Il s’en était rendu compte quinze ans auparavant lors de la première mission qu’ils avaient effectuée ensemble. Lucien, à la poursuite d’un proxénète vitrioleur avait pris un raccourci, passant par la fenêtre d’un premier étage sans prendre la peine de l’ouvrir. Soignant son style, allongé sur le ventre, il s’était laissé glisser sur la pente du toit d’un garage situé en contrebas avant de retomber sur le dos du malfaiteur qui tentait de s’échapper par la porte du rez-de-chaussée. — Chef ! Je viens


