Le Havre, mars 1936Rachel et le philosophe
Jean-Paul Sartre ne travaillait jamais dans sa petite chambre bruyante, mal éclairée de l’hôtel Printania, préférant le calme de la bibliothèque municipale ou l’ambiance feutrée du Guillaume Tell. Ce grand café, situé dans un environnement Haussmannien, face aux jardins savamment agencés et fleuris de l’hôtel de ville lui rappelait les brasseries parisiennes des grands boulevards où se côtoyait la fine fleur des lettres françaises. Sartre, jeune professeur de philosophie au lycée du Havre, était encore en 1936 un mondain-libertin en panne de succès. Il traversait une période noire, besognant sur « le rôle de la conscience dans le fonctionnement de l’esprit humain » et ne trouvait guère d’éditeur pour lui faire confiance. Seuls ses élèves du lycée et monsieur Mathieu, le gérant du Guillaume Tell, croyaient en son génie. Simone de Beauvoir, elle-même professeur de philosophie à Rouen, venait faire de courts séjours au Havre pour retrouver son amant et profiter du bord de mer. Ils aimaient débuter la soirée par quelques apéritifs qui les rendaient euphoriques et bavards. Monsieur Mathieu payait souvent sa tournée pour participer aux conversations entre Jean-Paul, Simone et les élèves gravitant dans leur sillage. Sartre fasciné par la jeunesse tout autant que Beauvoir, avait tout de suite été attiré par la fine silhouette de Rachel, la fille de salle. Il admirait le charme de son physique androgyne, les mouvements harmonieux de son corps filiforme quand elle s’escrimait à rendre son éclat d’autrefois au carrelage patiné du sol de la brasserie. Son visage de rouquine à la peau claire exprimait à la fois candeur et arrogance. Il était difficile de dire si son petit sourire en coin était un signe de gentillesse naturelle ou de discrète provocation. C’est à cause de l’ambiguïté qui se dégageait de la personne de Rachel que Sartre souhaita mieux la connaître. Ils entamèrent une relation platonique basée sur la curiosité réciproque. Rachel raconta sa vie précaire. Le philosophe en fut ému, n’étant pas habitué à fréquenter les jeunes issus du prolétariat ; les parents de ses élèves étaient souvent des « gens de la côte6 ». Sartre voulut s’échapper pour une fois de l’abstraction pour se confronter à la réalité. Il décida, avec l’aide de Simone de Beauvoir, d’user de son influence auprès de monsieur Mathieu pour garantir un avenir meilleur à Rachel. Ils tenteraient leur chance samedi soir dans la grande salle de la brasserie lors du débat politique à thème organisé régulièrement par le gérant afin d’animer son établissement, débat qui se terminait souvent par une course-poursuite et un concours de claques au pied du buste de François 1er trônant au centre des jardins de l’hôtel de ville. Monsieur Mathieu ne mesurait pas toujours les risques encourus à faire se confronter anciens croix de feux7 et autres camelots du roi8 avec les partisans du front populaire.
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Les murs recouverts de velours rouge et les épais doubles rideaux atténuaient à peine le brouhaha qui régnait dans la grande salle. Une trentaine de personnes vautrées sur les banquettes ou assises à califourchon sur les sièges en moleskine attendaient le début de la joute oratoire. Les grands miroirs second Empire disposées de chaque côté donnaient l’illusion d’une foule importante. Les débatteurs, en vieux routiers de la politique, affichaient une attitude désinvolte, s’interpellant d’une table à l’autre. Terrines variées, assiettes de cochonnaille, pâtisseries, et cuvée du patron défilaient dans une franche bonne humeur car tout le monde était d’accord sur la qualité des produits fournis par l’établissement. Rachel était chargée pour l’occasion d’assister les garçons de café. Deux groupes s’étaient formés en fonction de leur orientation politique. À gauche dominait le fumeur de pipe Jean-Paul Sartre, à droite l’amateur de barreaux de chaise Maximo Ferreira, un Italien issu des ligues d’extrême-droite fraîchement dissoutes par le front populaire. Au centre, monsieur Mathieu avait pour mission d’arbitrer les débats. Il se prenait alors pour Danton siégeant au cœur de la Convention.
— Messieurs, un peu de silence je vous prie ! Voici le thème dont nous avons choisi de débattre ce soir : quelle sera la place de la femme dans la société de demain ? J’en profite pour vous informer de la présence de Simone de Beauvoir ardente défenseuse de la cause féministe. Un frémissement parcourut la salle, ponctué d’applaudissements et de sifflets. Simone, charmante, vêtue comme à son habitude d’une petite robe gris anthracite toute simple achetée au Prisunic de Rouen, salua l’auditoire.
Maximo Ferreira donna aussitôt de la voix, accompagnant ses propos d’un geste théâtral :
— Je conteste votre choix. Cette question est sans intérêt. Nous ferions mieux de débattre des errements du front populaire : désarmement, soutien aux républicains espagnols, c’est-à-dire aux anarchistes, aux trotskistes et aux communistes, laxisme politique, magouilles de vos députés. Je vous laisse imaginer ce qu’elle va devenir votre société si on ne remet pas de l’ordre. Une révolution nationale voilà ce qu’il nous faut et ce ne sont pas les femmes qui vont la faire !
Simone répondit à la charge :
— Une révolution ? Nous sommes d’accord, mais elle sera sociale ! Et elle commencera par l’égalité des sexes !
Chaque camp se mit à gronder, certains commençaient à gigoter sur leurs sièges, déjà prêts à en découdre. Sartre désarçonna l’auditoire par une sortie imprévue :
— Dites-moi Mathieu votre garçon de café va bientôt partir en retraite n’est-ce pas ?
— Mes deux garçons de café vous voulez dire monsieur Sartre, je vais rapidement trouver des remplaçants. Je ne suis pas inquiet. Ces emplois sont bien payés, la clientèle est généreuse en pourboires.
— Pourquoi ne profiteriez-vous pas de l’occasion pour faire évoluer la cause des femmes ? reprit Simone de Beauvoir avec entrain. Le gérant resta boue bée :
— Que voulez-vous dire Simone ?
— Elle veut dire cher Mathieu, s’exclama Sartre, que Rachel pourrait très bien faire l’affaire pour remplir cette fonction. Elle est vive, intelligente, discrète, jolie, bien vue de la clientèle. En plus vous feriez une bonne action. Rappelez-vous de nos débats passionnés sur l’effort individuel que chacun doit consentir pour transformer une société gangrénée par les préjugés petits bourgeois. Je vous prends au mot. Votre contribution est toute trouvée.
— Petit bourgeois ! s’esclaffa Maximo. Non mais tu ne t’es pas vu, toi l’intello ! Tu n’es pas un bourgeois peut-être ? Tu n’as jamais travaillé de ta vie autrement qu’en noircissant du papier !
— Soyez un précurseur, mon ami reprit Simone en s’adressant à Mathieu. Pourquoi un poste comme celui-ci serait-il exclusivement réservé aux hommes ?
— Mais voyons, vous n’y pensez pas ! Une femme… garçon de café, ça n’a pas de sens !
Sartre appela Rachel. Elle le rejoignit tranquillement, sans émotion apparente. Sartre la prit par la main et la fit tourner sur elle-même :
— Imaginez Rachel, portant pantalon noir, gilet multi poches à dos satiné, chemise blanche et nœud papillon, quelle grâce ! Elle est déjà coiffée à la garçonne. À votre place, le deuxième poste je l’offrirais à une autre fille faite sur le même modèle. Quelle révolution dans le petit monde de la restauration sur la place du Havre !
— Regardez-le ! s’indigna Maximo, on dirait le grand Turc en train de faire ses emplettes au marché des esclaves !
— Il n’a pas tort Jean-Paul, vous me semblez bien émoustillé ! Ne les écoutez pas monsieur Mathieu, vous êtes un progressiste. Vous embaucherez Rachel parce qu’elle est aussi compétente qu’un homme. En disant cela Simone faisait du pied à Olga, une élève avec laquelle elle avait débuté une liaison tapageuse.
— C’est bien ce qui me semblait ! s’exclama Maximo. Sous tes grands airs, Sartre, c’est son c*l qui t’intéresse. D’ailleurs vous n’êtes qu’une b***e de débauchés pervers les philosophes ! Tous au gnouf !
En disant cela Maximo se leva brusquement en posant les mains sur ses hanches à la manière du Duce9, puis il s’avança de quelques pas vers Sartre et sa b***e.
— Les femmes au fourneau, chacun à sa place, voilà ce qu’il faut. reprit-il mi-goguenard mi-menaçant.
Sartre était un petit bonhomme cérébral et très myope, pas vraiment du genre à se mesurer à un gaillard habitué à la bagarre. Il courba l’échine, posa ses lunettes pour ne pas voir ce qui allait se passer et laissa l’initiative à ses deux gardes du corps, des étudiants membres de la SFIO et champions universitaires d’haltérophilie. Olga prit Simone de Beauvoir sous son aile, la couvrant de ses bras protecteurs. Le ton commença à monter, un jeune apprenti fasciste boutonneux monta sur une banquette pour haranguer ses sympathisants. Le plus baraqué des haltérophiles s’avança vers lui les deux poings serrés.
— Messieurs, mesdames, gardez votre calme ! Nous n’avons même pas commencé le débat ! hurlait monsieur Mathieu. Le boutonneux s’empara d’une bouteille d’Armagnac, en but une lampée, la reboucha, l’empoigna par le goulot et vint invectiver Sartre qui rentra la tête dans les épaules. Olga en furie asséna un coup de sac à main Hermès sur la tête de l’agresseur.
C’est à ce moment précis, qu’intervint celle que personne n’attendait : Rachel, fluette, juvénile, ravissante mais néanmoins ferme et décidée. Elle se positionna entre les deux groupes, bras écartés s’interposant physiquement. Elle savait comment s’y prendre. Maintes fois, sur le plateau d’Aplemont, elle avait désamorcé les velléités bagarreuses des b****s rivales de la Pommeraie et de la cité-jardin ou celles des équipes de football qui acceptaient mal la défaite après le match du dimanche. Elle raisonnait les uns et les autres, en imposait par son sang froid.
— Merci monsieur Sartre de votre intervention mais je n’ai jamais rien demandé à personne. J’ai toujours été habituée à me débrouiller seule dans la vie et je sais qu’il en sera toujours ainsi. Monsieur Mathieu fait appel à moi chaque fois qu’il le peut et c’est déjà bien. Je ne veux pas être à l’origine d’une bagarre qui ternirait l’image de l’établissement. J’aimerais pouvoir continuer mon travail en vous sachant réconciliés.
Malgré son échec au certificat d’études Rachel Bronski possédait une bonne maîtrise de la langue française.
— Il faut reconnaître que cette gamine a de la classe ! reprit Maximo, épaté.
— Je vous l’avais dit ! exulta Sartre. Notre Rachel est une aubaine pour votre commerce Mathieu !
Simone de Beauvoir profita de l’occasion, Olga était maintenant assise sur ses genoux :
— Et si nous mettions cette affaire aux voix ? Rassurez-vous Mathieu, ça ne vous engage à rien mais vous aurez ainsi l’avis de votre clientèle. Je suis sûre que vous en tiendrez compte. Habituellement Simone susurrait, sa voix ressemblait à un gazouillis de perruche enrhumée, mais pour la circonstance ses cordes vocales entrèrent en vibration comme celles d’une marchande de poissons cernée par la concurrence un jour de marché.
Messieurs mesdames, que ceux qui sont pour l’emploi de Rachel au poste de garçon de café lèvent la main !
Non seulement toutes les mains se levèrent, de l’extrême-gauche à l’extrême-droite, mais les participants se mirent à scander le nom de Rachel. On se serait cru à une séance de bizutage de l’école d’outremer.
Monsieur Mattieu se laissa convaincre. Deux mois plus tard Rachel et son duplicata, une fille aux cheveux blonds nommée Sylvie endossaient le prestigieux costume noir et blanc avec pour seuls ustensiles de travail un décapsuleur et un plateau en formica couleur acajou. Le charme des deux « garçonnes » fit des ravages chez tous les mâles en âge de fréquenter les cafés.
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Rachel avait depuis longtemps l’intuition que Maximo Ferreira, le fasciste qui invitait souvent des gens à l’allure douteuse, traitait des affaires illégales. Une dispute violente éclata à sa table lors d’un de ces déjeuners. Rachel s’empressa de tendre l’oreille.
— Si je comprends bien vous me laissez tomber ! hurlait Maximo à deux hommes assis en face de lui. J’avais besoin de vous le week-end du 16 et 17 mars, je ne peux pas faire le boulot tout seul, bon sang ! Vous le regretterez, on ne se moque pas impunément de Maximo Ferreira…
Les deux types s’étaient levés, avaient jeté leur serviette sur la table et étaient sortis de la brasserie en claquant la porte. Maximo avait allumé son traditionnel barreau de chaise, sans se soucier de la quinte de toux de la dame âgée installée à proximité. Il bougonnait tout seul en triturant son col de chemise. Rachel choisit ce moment pour débarrasser les couverts. Elle remarqua les cinq canettes de bière vides et la pupille dilatée de Maximo.
— Vous avez l’air en colère monsieur Ferreira.
— Ça se voit tant que ça ma petite Rachel ? Que veux-tu… Je leur propose du travail, ils n’en veulent pas. Par les temps qui courent…
— Quel genre de travail monsieur Ferreira ?
— Du genre dont il vaut mieux ne parler à personne. Le Rital laissa échapper un soupir aux senteurs de houblon fermenté. Je suis ennuyé, Rachel ! Je comptais conclure cette affaire et je n’ai plus le temps d’appeler mes amis pour remplacer ces deux types.
— Je connais deux garçons de confiance qui ne demandent qu’à travailler monsieur Ferreira. Bien que jeunes ils sont déjà expérimentés ; la dure école de la rue si vous voyez ce que je veux dire… Peut-être pourraient-ils vous dépanner ?
— T’es trop gentille ma petite mais ils ne feront jamais l’affaire. J’ai besoin de spécialistes. Tiens c’est pour toi !
Il glissa un billet de cinq francs dans la poche à gousset de Rachel.
— Acceptez au moins de les rencontrer monsieur Ferreira.
Maximo faisait rouler son havane d’un coin à l’autre de sa bouche. Rachel avait les yeux fixés sur le cylindre de cendre blanche qui restait miraculeusement accroché au bout du cigare.
— D’accord ! Envoie-moi tes deux gars à cette adresse demain à 14h. On verra si je peux en tirer quelque chose.
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Maximo était habitué au recrutement des hommes de mains. Il avait accepté de recevoir Jean et Paul pour faire plaisir à Rachel mais ne se faisait guère d’illusion. Le jeune âge des garçons, venus quémander un boulot ne plaidait pas en leur faveur. Malgré tout, leur assurance, leur dégaine décontractée calquée sur celle des héros des films noirs américains, éveillèrent sa curiosité. Il avait besoin de gens dégourdis, agiles pour franchir les murs et costauds pour porter le matériel.
A priori les gars qui lui faisaient face possédaient ces qualités. Paul qu’on commençait à surnommer le Kabyle sur le plateau d’Aplemont était devenu un athlète grâce à la pratique régulière de la boxe dans la salle de sport du foyer de la Transat. Son mètre quatre-vingt devait lui assurer une bonne allonge. Sa carrure, la densité de ses pectoraux qu’on devinait sous sa chemise ajustée annonçaient une force de frappe au-dessus de la moyenne. Maximo avait toujours rêvé d’avoir un corps aussi svelte. Il aimait les garçons et n’était pas insensible à la finesse des traits du Kabyle, découvrant qu’un Arabe aux yeux bleus pouvait présenter un profil grec. Le Kabyle sortit les mains de ses poches. Maximo fut surpris de constater qu’elles ne ressemblaient pas à celles d’un cogneur. Elles étaient longues, fines et soignées. Une chevalière en or fin, certainement volée quelque part ornait l’annulaire de sa main droite.
Maximo tendit la main au Kabyle pour le saluer, mais ce fut Jean Langlois qui s’en empara le premier, la broyant avec application. Le regard de l’Italien se porta sur le deuxième garçon resté jusqu’à présent en retrait. En le voyant, Maximo éprouva son deuxième coup de cœur de la journée. Jean était moins favorisé par la nature que son copain. Légèrement voûté, on aurait pu le croire fragile au premier abord, ce qui était un avantage dans une bagarre de rue. En réalité son corps d’enfant chétif s’était transformé ces dernières années. C’était un faux maigre, capable d’endurance, sachant aussi se détendre comme un ressort. Son visage d’adolescent viril au teint pâle encadré par de longs cheveux blonds drus et mal peignés lui donnait une allure de jeune anarchiste qui pouvait devenir dangereux quand il pinçait ses lèvres fines et que son regard d’un vert profond s’embrasait. Ses avant-bras affichaient d’ailleurs de fines cicatrices que l’Italien connaissait bien ; il possédait les mêmes, ayant joué du cran d’arrêt dans sa jeunesse.
L’entretien fut concluant et aboutit à un contrat moral entre les deux parties. Maximo embaucha un vrai duo complémentaire : un chef calme et réfléchi, le Kabyle, secondé par un garde du corps efficace, Jean, sorte de lutin bondissant, les sens toujours en éveil. L’entente des garçons l’avait impressionné ; ils se consultaient du regard, sans avoir besoin de se parler. De plus ils savaient se servir d’un chalumeau et avaient réussi le test final imposé par l’Italien consistant à démonter et à remonter un calibre 9 mm en moins d’une minute trente.
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Le rôle d’espionne de Rachel au service de sa b***e ne cessa de s’améliorer. C’est ainsi qu’en 1937, deux cambriolages de riches demeures firent la une de l’actualité.
Les deux victimes, des armateurs de Sainte-Adresse, se rencontraient souvent au Guillaume Tell. Un soir, ils s’étaient mutuellement informés de leurs dates d’absence sur de longues périodes, pour des raisons professionnelles. Ils avaient demandé à la police de faire des rondes autour de leur domicile inoccupé.
— Rends-toi compte ! avait dit l’un d’eux : une ronde à dix heures du matin, l’autre à dix heures du soir : sans plus ! On se demande pourquoi on paie tant d’impôts !
Cette conversation avait eu lieu pendant que Rachel leur servait un verre. Elle avait aussitôt transmis le tuyau à Jean et à Paul qui s’étaient chargés de monter la même journée une double opération de cambriolage.
6. Quartier appelé La Côte, dominant la ville du Havre où résidaient les armateurs et les négociants.
7. Ligue d’anciens combattants nationalistes français de 1927 à 1936 dirigée par le colonel François de la Rocque, prônant la défense de la nation ; dissoute pour donner naissance au Parti Social Français.
8. La fédération des Camelots du Roi était un mouvement royaliste rattaché à l’Action Française, spécialisé dans les coups de force, dissoute en 1936 par le président Albert Lebrun.
9. Duce : mot italien signifiant guide, utilisé pour désigner Mussolini.