XIIBeppino se coucha dans la barque. Instruit ainsi par lui de ce qui s’était passé, j’entrai dans la maison. Andréa et sa femme étaient seuls sur l’astrico. Ils me revirent avec amitié et me comblèrent de reproches tendres sur mon absence si prolongée. Ils me racontèrent leurs peines et leurs espérances touchant Graziella. « Si vous aviez été là, me dit Andréa, vous qu’elle aime tant et à qui elle ne dit jamais non, vous nous auriez bien aidés. Que nous sommes contents de vous revoir ! C’est demain que se font les fiançailles ; vous y serez ; votre présence nous a toujours porté bonheur. » Je sentis un frisson courir sur tout mon corps à ces paroles de ces pauvres gens. Quelque chose me disait que leur malheur viendrait de moi. Je brûlais et je tremblais de revoir Graziella. J’


