IIDans la matinée du surlendemain, la voiture d’Horace Meldwin croisa un convoi funèbre sur la route qui menait de Montparoux à Sauvin-le-Béni. Deux cercueils, l’un drapé de noir, l’autre, beaucoup plus petit, de blanc, voisinaient sur le char funèbre, tous deux couverts de fleurs. Horace eut le temps de remarquer au passage le ferme profil, la mince et droite silhouette de l’un des deux hommes qui conduisaient le deuil. Par Damien, qui lui ouvrit la grille du château, il apprit l’accident qui avait causé la mort de la comtesse Rüden-Gortz et de son fils. Le vieux domestique ajouta que Mlle Élisabeth allait beaucoup mieux aujourd’hui et qu’elle attendait avec impatience M. Meldwin. Quand son cousin entra, Élisabeth se leva du fauteuil où elle était assise et alla vers lui, les deux mains


