IVÉlisabeth et Horace déjeunèrent le lendemain à Aigueblanche et y passèrent l’après-midi. Tacitement, les sujets douloureux auxquels tous pensaient furent bannis de la conversation. Sur la demande du jeune Anglais qui s’occupait d’élevage à Morton-Court, Willibad lui fit visiter le domaine auquel il avait apporté nombre d’améliorations. Les jeunes filles les accompagnaient. Toutes deux s’intéressaient à ces questions, aimaient la campagne et ses occupations. À celles-ci Élisabeth n’était que peu initiée encore, mais elle se sentait l’âme d’une fermière, déclarait-elle avec un fugitif sourire qui amena un peu de détente sur la physionomie soucieuse de Willibad. Horace et elle regagnèrent Montparoux vers la fin de l’après-midi. Tandis que le jeune homme rentrait sa voiture dans le garage,


