Ils rangèrent au mieux, dans le véhicule surélevé, les cartons de sa vie antérieure engrangés dans le garage, prévoyant de la place pour les cantines de livres que Victor chargerait le lendemain. Bruno promit de le visiter au plus vite. — Je sais que tu n’en veux pas. Mais prends ce portable. Il est à mon nom. Juste pour qu’on puisse se joindre, rien que toi et moi ! Son frère l’émouvait. Bruno méritait que sa photographie soit honorée chaque matin sur l’autel familial. Victor gara le camion devant une coopérative bio et chargea quelques sacs de riz, de farine et de sucre. Il compléta par des pâtes en vrac, du café, de l’huile d’olive. Il s’organiserait par la suite. Il établirait une liste complémentaire, y compris pour l’outillage nécessaire. Il s’arrêta dans un centre commercial et e


