Zénobie n’en raconta pas plus sur le sujet. Anne-Marie avait tenté de la relancer. Zénobie s’était contentée d’ajouter : « On ne croit plus aujourd’hui au monde invisible ! » Elle conclut, une nouvelle fois, sur le bonheur vécu : « J’ai été heureuse. Y a des pays où tu ramasses les fruits sauvages et les poissons sans aucun effort. Ici, ce n’était pas le cas. On travaillait sans cesse, mais on avait le bonheur ! Les guerres sont venues perturber ça ! Puis les gens sont partis. La forêt a regagné. C’est normal, les hommes l’avaient contrainte. Ils avaient pris le bois et le gibier. Tout le monde a fiché son camp ! » Deux heures durant, les b****s défilèrent. Les propos se recoupaient. Zénobie s’attardait sur des détails paysans, des recettes de cuisine, des coutumes locales… Du collectage


