XLII

1061 Mots

XLIIJe m’étais placé dans une situation fausse et ridicule ; mais j’avais, du moins, donné un aliment naturel aux mille passions qui m’agitaient depuis la veille. Je savais maintenant comment employer cette première journée, à la fin de laquelle, sans cet incident, il m’eût été impossible d’atteindre. Je trouvai Constantin levé, me cherchant partout. Je le mis au courant. – C’est insensé, dit-il ; mais j’en aurais fait autant. Va sevrer la main à mon père et embrasser ton fils, pendant que je vais, moi, chercher un de mes camarades. À l’heure dite, nous étions au rendez-vous. J’avais choisi l’épée. Je tirais passablement ; Serge tirait mieux que moi et me ménageait. Quand je m’en aperçus, le sang me monta aux joues, et, le bras gauche replié sur mon front, tenant de la main droite mon é

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