XLIII

1322 Mots

XLIIINous traversâmes la Suisse, la Lombardie, la Toscane ; nous visitâmes Milan, Venise, Ferrare, Bologne, Pise, Florence. Constantin était enchanté de moi. Il n’avait jamais voyagé si utilement. Je lui expliquais les époques, les architectures, les écoles des monuments et des curiosités, comme il disait. Il n’en revenait pas de me voir l’esprit si net et quelquefois si gai. Alors, je l’initiais à ma nature particulière, je lui apprenais quel homme j’étais au fond ; j’analysais mes sentiments, je faisais de la psychologie sur moi-même. On croit si bien se connaître ! Il n’en demandait pas davantage, puisque, dans une circonstance analogue, il eût agi comme moi, sans se donner, comme moi cependant, la peine de s’étudier. Parlions-nous d’Iza (c’était rare), je parlais d’elle comme d’une p

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