XLIV

1888 Mots

XLIVPlus j’approchais de Rome, plus j’avais hâte d’y arriver et plus je me sentais d’ardeur pour le travail. Jusqu’alors, je n’avais eu à lutter que contre mes contemporains, sur lesquels il n’était pas trop difficile de l’emporter, surtout dans un art aussi peu cultivé et aussi peu connu que l’est la sculpture, en France. J’avais étudié et admiré, de l’antique, ce qu’il m’avait été donné d’en voir dans nos musées, dans les reproductions et dans les gravures. De la renaissance, j’avais vu et je m’étais approprié de mon mieux ce qui la caractérise chez nous ; et, dans quelques-unes de mes œuvres, on retrouve l’influence de Jean Goujon, de Germain Pilon et de toute cette école française qui passe par le Puget, les deux Coustou, et dont l’originalité indigène disparaît finalement, pour moi du

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