XLVJe rentrai chez moi, impatient de reprendre ma vie d’autrefois, si brusquement et si longtemps interrompue. Je préparai tous mes outils, je disposai ma terre et je retroussai mes manches, comme dans les temps faciles, alors que l’inspiration matinale me faisait sauter gaiement du lit où m’avait endormi l’amour. Hélas ! le travail n’est pas un esclave, obéissant au premier appel ; l’inspiration n’est pas, comme une courtisane, toujours prête à vous sourire. Qu’un homme ayant consacré sa vie à une occupation, pour ainsi dire mécanique, ou même à l’un de ces arts libéraux que les incidents de chaque jour et les besoins d’autrui ont fait naître et font vivre, tels que la médecine ou le barreau, que cet homme demande une consolation au travail, le travail lui répondra immédiatement. Cette c


