CHANT XXVI

1088 Mots

CHANT XXVI Pendant que nous marchions ainsi, l’un devant l’autre, sur le bord de la route, et que souvent mon maître disait : « Attention ! Ne sors pas du sentier ! » le soleil qui tombait sur mon épaule gauche baignait de ses rayons le bord de l’Occident, sur sa couleur d’azur mettant des teintes blanches, et mon ombre ajoutait à la flamme des tons plus sombres ; et je vis que beaucoup de ces âmes avaient, tout en marchant, remarqué ce détail. C’est la raison qui fit qu’à la fin ils parlèrent, et le commencement fut de se dire entre elles : « Celui-ci n’a pas l’air d’avoir un corps fictif. » Ensuite certains d’eux s’approchèrent de moi d’aussi près qu’on pouvait, tout en prenant bien soin de ne pas esquiver le feu qui les brûlait. « Ô toi qui marches seul aprè

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