CHANT XXVIII

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CHANT XXVIII Dans mon désir de voir au-dedans et dehors la divine forêt épaisse et frissonnante qui rendait à mes yeux plus doux le jour nouveau[307], sans perdre plus de temps, je partis de ce bord, pénétrant lentement dans la belle campagne dont le sol répandait de partout des senteurs. Une brise légère et qui jamais ne change venait me caresser sans cesse le visage d’un souffle encor plus doux que le plus doux zéphyr. Les feuilles, sous le vent, frissonnaient doucement et d’un seul mouvement se penchaient du côté où l’ombre du mont saint se projette d’abord, sans ployer pour autant ou subir de secousse, en sorte que du haut des branches, les oiseaux pouvaient continuer leur office et leurs jeux, recevant, au contraire, au sein de leur feuillage, d’où venaient

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