— Mais vous parlez d’elle au passé. Elle n’est plus ici ? questionna Bertrand qui bouillait de rage contenue. — Comme je vous l’ai dit, elle ne faisait pas l’affaire. Elle est placée ailleurs. Oh, très bien placée, rassurez-vous, chez une veuve fortunée qui ne voulait pas se retrouver seule. Je peux vous donner son adresse, si vous y tenez. — J’y tiens, dit Bertrand, les dents serrées. — La petite est placée chez Mme Ribouillet. C’est la veuve d’un bijoutier de Sarlat, qui s’est retirée dans leur moulin du Bosc, après la mort de son mari. Elle y vit avec leur fils unique et un couple de domestiques. — Et comment avez-vous trouvé cette « bonne place » ? — Sur recommandation de M. le curé doyen qui n’est autre que le beau-frère de cette dame. — Rien que des gens convenables, en somme


