Tout d’abord Rose avait couru sans réfléchir, poussée par le désir de mettre le plus de distance possible entre le moulin du Bosc et elle, et dans cette fuite brouillonne elle avait perdu ses repères et s’était égarée. Elle ne savait plus où se trouvait la route conduisant au couvent, car c’est au couvent qui l’avait recueillie qu’elle voulait revenir. La nouvelle Supérieure lui reprochait d’être une bouche inutile, alors elle la supplierait de la garder comme servante, le travail ne manquait pas et elle pourrait soulager, voire remplacer certaines religieuses âgées qui s’épuisaient à la tâche. Et puis elle retrouverait sa chère sœur Marie de la Compassion qui avait tant pleuré en la voyant partir. Seulement voilà, il lui fallait attendre le jour pour retrouver la route salvatrice, si e


