Chapitre 17.

1225 Mots
- C'est déjà ton quatrième verre mon vieux. D'habitude le grand Dimitri ne boit pas autant. Qu'est-ce qui t'arrive ? On est dimanche après-midi, Dimitri et son ami d'enfance Ralph se rendirent dans un bar afin de se détendre un peu. Dès son arrivée, Dimitri n'a rien dit et se contenta de vider les verres les uns après les autres. Sa chemise avec les manches retroussées et les deux premiers boutons détachés permettaient de voir sa maigre poitrine. Oui Dimitri François avait maigri. - On... On dit que l'alcool fait oublier tout, n'est-ce pas ? A... Alors je veux bien me noyer là dedans. - Tu as des soucis financiers mec ? - Non, c'est Julia mon souci. - Vraiment ? Qu'est-ce qu'elle a ? Je l'ai croisé dans un supermarché la semaine dernière, elle semblait tellement heureuse ! - Oui mon ami. Elle est heureuse sans moi. - Et c'est maintenant que cela t'affecte ? Tu m'avais dit que tu sortais avec Sarah à présent. - Cette g***e de Sarah ne veut que mon argent. Elle m'énerve, j'ai donc coupé tout contact avec elle. - Je vois. Je t'ai toujours dit que tu es le plus stupide des hommes d'abandonner une femme comme Julia. - Elle m'a demandé le divorce frère. J'ai perdu tout espoir. - Qu'est-ce que tu croyais ? Ça s'explique alors. J'avais proposé de la ramener quand un homme vînt à notre rencontre en me disant qu'elle était accompagnée et que ma proposition ne serait d'aucune utilité. - Quoi ? Tu dis vrai ? - Oui mec. Ils montèrent tous les deux dans une Nissan Pathfinder. L'homme était très attentionné à son égard. Dimitri frappa un poing sur la table. Il monta sur ses grands chevaux. Ralph lui parla en ces mots : - Tu vas te calmer mon ami. Tout est de ta faute. Inutile de t'abîmer les doigts. Je t'avais prévenu. - De quel côté es-tu alors ? - Je suis de ton côté mais tu sais bien que je suis le genre de type qui te dit la vérité quoi qu'il en coûte. - Le moralisateur. Bravo à toi ! - Je le prends pour un compliment. Tu avais une belle famille. Une femme qui aurait mis le monde à l'envers à toi, un garçon très intelligent. Qu'est-ce que ça pouvait te faire d'avoir un autre enfant ? Ton égo ne le supportait donc pas que ta femme te désobéisse ? - Je ne suis pas fautif, elle m'a trompé. - Les femmes sont donc les seules concernées de la venue au monde d'un bébé à présent ? - Ralph, tu m'as assez blâmé comme ça frère. - Si je ne te blâme pas, qui va donc le faire mec ? Tu as détruit ton propre mariage, tu dois arrêter de dire que tu n'es pas le fautif. Tu dois arrêter de pointer Julia du doigt. - Ma tristesse ne te dit rien mon ami ? Tu crois vraiment que c'est le genre de discours dont j'ai envie d'entendre là maintenant ? - J'ai beaucoup dit et je le sais mais tu sais bien que Ralph ton ami ne passe pas par quatre chemins quand il a quelque chose à dire. - C'est donc là ton principal défaut. La sonnerie du téléphone de Dimitri mit fin à leur conversation. Il fronça les sourcils. Ce numéro lui était inconnu. Il décrocha et dit quelques mots avant de raccrocher. - Mon fils me fait des reproches à présent, déclara-t-il. - N'est-il pas allé en vacances ? - Oui chez sa grand-mère. Il est au courant pour notre divorce, il m'a donc téléphoné depuis le portable de sa tante pour reprocher. Julia va me le payer de monter mon fils contre moi. - Dimitri, ton fils n'est plus un bébé. Il comprend ce qui s'est passé. Julia n'a pas besoin de le monter contre toi pour qu'il te déteste. Les garçons se montrent toujours protecteurs envers leurs mères et tu le sais bien. - Elle n'est pas innocente dans tout ça, crois-moi. J'ai toujours tout financé quand il s'agit de mon fils malgré notre séparation. Je ne suis donc qu'un irresponsable à ses yeux. - To fils ne tiendra compte que le fait que tu as abandonné sa mère. - Je vais changer les règles du jeu. Tu vas donc voir. Je rentre. Je te laisse les frais. Dimitri se leva d'un coup. Son ami se charga de tout payer avant de le suivre. Chez Julia l'après-midi même. - Mon cœur, tu viens ? Aide-moi je te prie. Le dîner étant prêt, Julia plaça les couverts sur la table. - J'arrive ma chérie. Jérémy dîne dehors aujourd'hui ? - Oui chez sa petite amie. Il m'avait dit de ne pas l'attendre. - Alors on est rien que tous les deux, dit Anthony en souriant de toutes ses dents blanches parfaitement alignées. On pourrait se croire dans une publicité de dentifrice ! - La nourriture peut attendre mon amour, j'ai envie d'autres choses là maintenant, ajouta-t-il. Il vînt se planter en face d'elle et il passa ses bras autour de sa taille avant de déposer un b****r sur ses lèvres. Elle s'autorisa à fermer les yeux un instant. Elle perdait facilement ses moyens en la présence de cet homme. - Tu veux vraiment infliger ça à ta fille ? Elle n'est pas du genre à attendre celle-là quand il s'agit de nourriture. J'ai l'estomac qui gargouille. Anthony mit un genou à terre pour ensuite déposer une main sur le ventre de Julia. - Je suis sûre que ma fille comprendra les désirs de son papa chéri. J'ai envie de sa maman. - Lève-toi Tony. J'ai faim et je suis très sérieuse. Il grogna avant de dire : - Je comprends chère madame. Régalons-nous ! Il lui tira une chaise. - Assieds-toi ! Tu n'as pas besoin de me servir aujourd'hui. Je vais me débrouiller. Prends le soin de satisfaire ton estomac. - Merci chéri. Bon appétit ! - À toi aussi mon amour. Une fois qu'ils aient fini de manger, Julia avait proposé un bon film mais Anthony en décida autrement. - Je viens de recevoir un appel de Richard, le mari d'India. Ils sont dans le parc de loisirs de la Rue Léon. On pourra passer un moment ensemble là-bas. Ça te va ? - Bien sûr mais le temps de me préparer ça me prendra une demi-heure. - Ah, les femmes ! Je peux venir te baigner si tu le souhaites. - On aurait pris notre bain à deux mais malheureusement tu n'as pas d'autres habits à porter chéri d'autant plus que je ne veux pas attiser davantage ton envie. Ce sera donc pour une prochaine fois. - Dépêche-toi Mme Guillaume. - Je suis encore Mme Raphaël pour l'instant. - À qui donc la faute ? À mes yeux, tu es déjà ma femme. - Oui je le sais. Je pars vite me préparer. J'arrive. - Tu as intérêt à ne pas mettre quelque chose de sexy chérie. Je ne veux pas que d'autres hommes te regardent. - Tu veux que je sois moche ? Petit jaloux ! - Non ce n'est pas ce que je voulais dire. Julia s'éloigna dans un éclat de rire. Elle avait l'impression d'avoir seize ans aux côtés de cet homme. C'est l'amour, non ?
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