III

2353 Mots

III Léonce Jacquelain errait boulevard des Italiens. Il en voulait décidément beaucoup à Flaubert de l’avoir privé de la chair de Suzanne. Évidemment, il n’était, lui, qu’un débutant, l’autre, le géant rouennais, un romancier en vue traîné sur le banc d’infamie mais acquitté. Léonce avait lu la plaidoirie de son avocat, Me Senart. Éblouissante ! C’était celle-ci qui l’avait décidé à s’inscrire à la Faculté de Droit de Paris. Léonce n’était rien : pas encore avocat, encore moins écrivain. Un petit jeune homme sans importance, un débutant. Que ce mot était horrible ! Une actrice comme Suzanne Lagier aimait avant tout se donner aux auteurs connus, croyait-il. Jules et Edmond eussent pu éclairer différemment le personnage de la grosse érotomane, mais Léonce ne songeait guère à les prendre pou

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