IV - Pages retrouvées du Journal d’Edmond et Jules de Goncourt (2)-2

1033 Mots

À la nuit tombée, visite de Pouthier et de son inséparable Indigo. Son travail avance. Il peint des panneaux pour les chemins de fer. Sa maîtresse et modèle monte sur la table sans désemparer. Comme c’était Arfeuille qui avait établi les premiers contacts avec les compagnies et livré les premiers travaux, il signe les panneaux « Arfeuille, Pouthier successeur ». Il n’est pas plus vaniteux que les peintres du Moyen Âge, ce qui renforce notre sympathie pour lui. Aucune pose. Toujours le roi de la blague. En parlant de ses commandes, il dit : « Ça durera ce que ça durera. » Belle philosophie absolument pas prétentieuse. Il y a du Diogène chez notre ami Pouthier, à part que lui ne se m******e pas en public. Tant mieux, du reste. Nous l’avons invité à dîner. Il a accepté en nous faisant promet

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