XX Le commissaire Fenouil et l’inspecteur Joffrin avaient raccompagné le duc et son secrétaire jusqu’à leur voiture. Le grand seigneur et Alphonse étaient repartis vers l’hôtel particulier de Morny dormir jusqu’à midi sans doute, peut-être avec la grue qui les accompagnait. Le secrétaire à cheveux longs et à l’accent chantant était vidé, mais lui, le duc, on l’aurait dit requinqué par son petit somme dans le lit de la pauvre Annabella Cruz. Il serait encore en train de roupiller, si les trois hommes, excédés, ne lui avaient soufflé la fumée de leurs cigares en plein visage. Et, éternuant, toussant, jurant, il s’était réveillé en demandant un Havane. Les deux policiers regardaient la voiture s’éloigner en direction de la rue de Provence. — Il a récupéré ses lettres. Maintenant, il est tr


