33.

2947 Parole

33.Quelques jours s’étaient écoulés. Il était huit heures du matin, et Marianna, déjà levée, s’accoudait à l’une des fenêtres de ce pavillon mystérieux où la comtesse l’avait logée, exposant son front au souffle de la brise matinale et printanière qui courbait les grands arbres du jardin. La jeune fille était triste et en proie à une vague inquiétude. Elle commençait à trouver étrange l’absence prolongée de Raphaël et l’espèce de séquestration où la tenait la comtesse. Diane cependant était charmante pour Marianna ; elle lui prodiguait les marques de tendresse les plus empressées, l’appelait des noms les plus affectueux, et lui rendait sa prison fort douce. Mais Marianna était prisonnière ; elle avait fini par s’en apercevoir. Diane ne lui parlait plus de Raphaël qu’en termes très vag

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