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Le Prix du Silence

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"Derrière chaque filtre parfait se cache une vérité brisée."Lina Rossi était l'icône absolue des réseaux sociaux à Casablanca. Mais derrière les diamants et les sourires de façade, sa vie était une prison dorée sous le contrôle de son mari, Yassine, un magnat de l'immobilier impitoyable.Le jour où Lina découvre les secrets sanglants de l'empire de son mari, elle décide de tout risquer pour s'enfuir. Sa seule chance de survie ? Adrien Vance, l'ennemi juré de Yassine. Adrien est froid, dangereux, et il ne propose pas d'aide gratuite. Il lui offre un pacte : sa protection et une nouvelle identité à Paris contre sa collaboration pour détruire Yassine.Entre une vengeance brûlante et une passion interdite avec l'homme qu'elle devrait craindre le plus, Lina découvrira que la liberté a un prix... et que le silence est parfois l'arme la plus mortelle.

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Chapitre 1 : Le Vernis qui Craque
Le flash de l'appareil photo m'aveugla un court instant, mais je ne cillai pas. C’était une question d’entraînement. Sourire à droite, incliner légèrement la tête à gauche, s’assurer que la soie rouge de ma robe de créateur capturait la lumière exactement comme les annonceurs le voulaient. Pour mes 1,5 million d'abonnés sur i********:, j'étais Lina Rossi, l’icône de Casablanca, la femme à qui tout réussissait. Mais pour moi, en cet instant précis, j’étais juste un oiseau de proie attendant que la cage s’ouvre. Le gala de charité battait son plein dans le jardin suspendu de l’un des plus grands hôtels de luxe de la ville. Le parfum des jasmins de nuit se mêlait à celui, plus lourd, des cigares hors de prix et du champagne millésimé. "Tu es éblouissante, ma chère." La voix de mon mari, Yassine, résonna derrière moi. Il posa une main possessive sur ma taille. Sa main n’était pas celle d’un amant passionné, mais celle d’un propriétaire vérifiant son investissement. Yassine n'aimait pas Lina ; il aimait ce que Lina représentait : la façade parfaite d'une puissance immobilière intouchable. "Merci, Yassine," répondis-je machinalement, mon regard fuyant vers la foule. "Nous avons une interview dans dix minutes avec le magazine 'Vogue Arabia'. N'oublie pas de mentionner notre nouveau projet à Marrakech. Et souris, Lina. Tu as l'air... distraite." Distraite. C’était le mot poli pour dire que j’étais à bout. Dix minutes plus tard, après avoir récité les mêmes platitudes sur la réussite et le luxe, je m'éclipsai vers les toilettes privées, prétextant une retouche de maquillage. J'avais besoin de respirer. J'avais besoin d'enlever ce masque de perfection qui me pesait plus lourd que ma parure de diamants. Mais en passant devant le bureau de Yassine, situé au bout d’un couloir désert, j’entendis des éclats de voix. Yassine ne criait jamais. S'il criait, c'est que quelque chose de grave se passait. "Je t'ai dit de le faire disparaître, Ahmed ! Le cadastre ne doit laisser aucune trace de ce terrain. Si les journalistes découvrent que j'ai exproprié ces familles sans indemnités, mon empire s'effondre avant la fin de la semaine !" Je me figeai, le souffle coupé. Les expropriations forcées. J'avais entendu des rumeurs, mais Yassine m'avait toujours assuré que tout était légal. Je m'approchai de la porte entrouverte, le cœur battant la chamade contre mes côtes. "Et la petite Lina ?" demanda une autre voix, celle de son homme de main. "Elle commence à poser des questions. Ses fans l'adorent, elle pourrait devenir un problème si elle découvre la vérité." Un silence glacial s'installa. Puis, j'entendis le bruit d'un briquet. "Lina est ma création," répondit Yassine, sa voix redevenue calme et mortelle. "Je l'ai construite à partir de rien. Si elle devient un problème, je la détruirai aussi facilement que je l'ai créée. Un scandale bien placé, quelques photos truquées, et elle ne sera plus qu'un souvenir amer. Elle appartient à ce monde de mensonges maintenant. Elle n'ira nulle part." Mes jambes vacillèrent. Mon mariage n'était pas seulement une prison dorée, c'était un contrat de silence mortel. Tout ce que j'avais construit, ma carrière, ma réputation, ma vie... tout cela n'était qu'un décor de théâtre dont Yassine telnait les fils. Je fis marche arrière, mes talons hauts ne produisant aucun son sur la moquette épaisse. Je devais partir. Maintenant. Mais où ? Mon téléphone était surveillé, mes comptes bancaires étaient liés aux siens, et mes gardes du corps étaient ses employés. En retournant dans la salle de réception, mon regard croisa celui d’un homme que je n'avais jamais vu de près, mais dont le visage hantait les colonnes financières : Adrien Vance. L’homme qui avait juré la perte de Yassine. Il se tenait à l’écart, un verre de cristal à la main, observant la scène avec un mépris évident. Nos regards se rencontrèrent. Ses yeux gris étaient comme deux lames d'acier. Il ne sourit pas. Il inclina simplement la tête, comme s'il voyait à travers ma robe de soie et mes diamants. Comme s'il voyait la peur gravée sur mon visage. Soudain, mon téléphone vibra dans ma petite pochette de luxe. Un message d'un numéro inconnu. « La sortie de service est ouverte dans cinq minutes. Une voiture noire t'attend au bout de la ruelle. Si tu restes ici, tu meurs socialement ce soir. Si tu pars, tu commences la guerre. À toi de choisir, Lina. » Je regardai Yassine, qui riait avec un ministre de l'autre côté de la pièce. Il se tourna vers moi et me fit un clin d'œil complice. C'était le signe de mort. Je ne réfléchis plus. Je tournai les talons, non pas vers les toilettes, mais vers les cuisines, laissant derrière moi l'odeur du jasmin et le bruit des flashs. La robe rouge flottait derrière moi comme une traînée de sang sur le sol carrelé des coulisses de l’hôtel. Je poussai la lourde porte métallique. L'air frais de la nuit me frappa au visage. La ruelle était sombre, mais au bout, comme promis, les phares d'une berline noire s'allumèrent. Je montai à l'arrière, sans même demander qui conduisait. "Où allons-nous ?" demandai-je d'une voix tremblante. Le conducteur ne se retourna pas. "Loin du vernis, Madame. On nous attend à l'aéroport. Destination : Paris." Je regardai par la vitre arrière le palais de verre de l'hôtel s'éloigner. Je savais qu'à cet instant, Lina Rossi n'existait plus. Demain, Yassine lancerait ses chiens contre moi. Mais pour la première fois depuis des années, sous la soie et les diamants, je sentais mon cœur battre pour moi-même. La guerre ne faisait que commencer. Le silence à l’intérieur de la voiture était presque aussi lourd que celui que j’avais laissé derrière moi dans le grand salon de l’hôtel. Je regardais mes mains, toujours crispées sur mon petit sac de soirée. Mes bagues en diamant, symboles de mon appartenance à l’empire des Rossi, me semblaient soudain être des menottes étincelantes. Le conducteur ne m’avait pas adressé un seul regard depuis que nous avions quitté la ruelle sombre. Il conduisait avec une précision chirurgicale, évitant les grands axes où les patrouilles de police ou les hommes de Yassine pourraient nous repérer. Je savais que mon mari ne resterait pas longtemps sans s'apercevoir de ma disparition. Il était du genre à compter ses possessions toutes les heures, et j’étais sa pièce maîtresse. « Où m'emmenez-vous exactement ? » demandai-je, ma voix tremblant malgré mes efforts pour paraître courageuse. « À l’endroit où Yassine ne peut pas vous atteindre, Madame. Pour l’instant, concentrez-vous sur votre respiration. Le plus dur reste à venir. » Ses paroles ne firent qu’augmenter mon anxiété. Je sortis mon téléphone de mon sac. L'écran était inondé de notifications. Des commentaires sur ma dernière photo, des messages d'agences de publicité, et déjà... trois appels manqués de Yassine. Mon cœur rata un battement. S'il appelait déjà, c'est qu'il savait. Je fixai l'icône de l'enregistreur vocal. Le fichier était là. Quelques minutes de conversation qui pouvaient réduire en cendres des décennies de corruption et de crimes immobiliers. C’était ma police d’assurance, mais c’était aussi ma condamnation à mort. Si Yassine récupérait ce téléphone, je ne verrais jamais le lever du soleil. Je me rappelai soudain le visage d'Adrien Vance au gala. Ses yeux gris n'étaient pas seulement froids, ils étaient calculateurs. Pourquoi un homme de son envergure prendrait-il le risque de m'aider ? Dans le monde des affaires de Casablanca, personne ne fait rien par pure bonté d'âme. Adrien voulait la chute de Yassine, et j'étais l'arme parfaite pour y parvenir. La voiture s'engagea sur une route secondaire menant vers la zone de l'aviation privée. Les lumières de la ville s'estompaient, remplacées par l'obscurité profonde des terrains vagues entourant l'aéroport. « On arrive, » dit le chauffeur en ralentissant devant une grille métallique massive. Un homme en uniforme s'approcha, vérifia un document, puis nous fit signe de passer. Quelques instants plus tard, la berline s'arrêta devant un jet privé, ses moteurs grondant doucement dans la nuit. C'était une bête d'acier magnifique et terrifiante. Je descendis de la voiture, le vent frais de l'Atlantique fouettant mon visage et malmenant ma coiffure parfaite. Je me sentais minuscule sur ce tarmac immense. En haut de l'escalier du jet, une silhouette familière m'attendait. Adrien Vance, une main dans la poche de son pantalon de costume, l'autre tenant un téléphone. Il ne souriait pas. Il m'observait comme on observe une pièce d'échec cruciale que l'on vient de récupérer sur l'échiquier de son adversaire. « Bienvenue à bord, Lina, » dit-il d'une voix grave qui couvrait le bruit des réacteurs. « Laissez votre ancienne vie sur ce tarmac. À partir de maintenant, vous n'existez plus pour le monde extérieur. » Je montai les marches, sentant le poids de ma robe de soie peser des tonnes. En entrant dans la cabine luxueuse, je savais que je venais de signer un pacte avec un autre démon pour échapper au premier. Mais alors que la porte du jet se refermait avec un clic métallique définitif, je ressentis une étrange décharge d'adrénaline. Yassine pensait m'avoir créée. Il allait découvrir que sa création avait appris à détruire.

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