— Mon bon monsieur, dit le mercier goguenardant, êtes-vous juge de paix ou commissaire ? Je l’ai remise entre vos mains ; faites votre service, je vous prie. Le commissaire lui dit, un peu piqué, mais avec assez d’honnêteté : — Je connais mon service, et ce que je suis, monsieur : je doute que vous sachiez parfaitement ce que vous faites à cette heure. Ils eurent encore d’autres paroles acides, et cependant les compagnons, impudents et malhonnêtes au dernier point me traitèrent avec barbarie ; et l’un d’eux, le même qui m’avait saisie d’abord, prétendit qu’il voulait me fouiller et commença de mettre les mains sur moi. Je lui crachai au visage, j’appelai à haute voix le commissaire, et le priai de noter soigneusement la façon dont on me traitait, « et je vous prie, monsieur le commissai

