Je saisis cette occasion pour satisfaire ma curiosité, feignant d’avoir été volée dans le coche de Dunstable, et que je voulais voir les deux voleurs de grand’route ; mais quand je vins dans le préau, je me déguisai de telle manière et j’emmitouflai mon visage si bien, qu’il ne put me voir que bien peu, et qu’il ne reconnut nullement qui j’étais ; mais sitôt que je fus revenue, je dis publiquement que je les connaissais très bien. Aussitôt on sut par toute la prison que Moll Flanders allait porter témoignage contre un des voleurs de grand’route, grâce à quoi on me remettrait ma sentence de déportation. Ils l’apprirent et immédiatement mon mari désira voir cette M me Flanders qui le connaissait si bien et qui allait témoigner contre lui ; et, en conséquence, j’eus l’autorisation d’aller l

