Dans la tanière de l'ennemi

1746 Words
Motard1 : « bien monsieur » Le motard raccroche et continue de rouler. Du côté du poste de police, Oliver continue d’attendre que Diego lui fasse signe, mais rien. Il retourne chez le légiste pour lui faire part de son inquiétude. Légiste : « ah…vous. Qu’y a-t-il ? » Oliver : « il est probablement arrivé quelque chose à l’inspecteur Diego. Cela fait plus d’une heure qu’il est sorti et pas même un coup de fil pour me donner un aperçu de ce qui se passe là où il s’est rendu » Légiste : « ce que vous voulez, c’est le rapport pour pouvoir continuer l’enquête pendant qu’il est sur le terrain, je me trompe ? » Oliver : « non, mais vous ne comprenez rien ou quoi ? J’essaie de vous expliquer que je suis avec lui sur cette affaire. Logiquement, je devrais avoir accès à tout ce qui concerne l’affaire. Mais au-delà de cela, je veux également attirer votre attention sur le fait qu’il est probablement en danger ou alors quelque chose a dû lui arriver » Légiste (prend son téléphone et compose le numéro de Diego) : « je vais l’appeler » Le téléphone sonne encore et encore, et encore. Mais personne ne décroche. Le légiste appelle à trois reprises, mais n’obtient aucune suite positive. Ce qui renforce davantage l’inquiétude de l’inspecteur Oliver. Légiste : « j’ai oublié de vous demander, vous avez dit que vous êtes avec Diego. Est-ce vous Oliver Kane ? » Oliver : « c’est moi » Légiste : « mais bon sang ! Il fallait le dire plus tôt ! Tenez le rapport, le voilà » Oliver (récupère le rapport) : « ce n’est pas trop tôt, merci » Légiste : « mais cela ne résout pas le fait que Diego ne réponde toujours pas au téléphone » Un agent de police rejoint les deux hommes. Il vient annoncer une nouvelle qui va confirmer les doutes d’Oliver. Agent (à Oliver) : « c’est vous, Oliver, l’inspecteur ? » Oliver : « oui » Agent : « nous sommes en situation d’alerte. Le véhicule de Diego Mostaza a été retrouvé sur une autoroute. La voiture est salement amochée, percutée par un camion-citerne. Une équipe s’est rendue sur les lieux » Oliver : « voilà qui confirme mes doutes » Légiste : « oh non ! Diego ! » Oliver (à l’agent) : « Diego est-il vivant ou mort ? » Agent : « pour le moment, nous ne savons rien. L’équipe qui s’est rendue sur les lieux nous en dira plus une fois qu’elle sera arrivée » Oliver : « bien » Légiste : « et vous comptez faire quoi maintenant ? » Oliver : « je retourne bosser, voilà ce que je vais faire maintenant » Après avoir dit cela, Oliver retourne dans le bureau de Diego et continue de feuilleter les documents. Puis, il commence à parcourir le rapport pour en connaitre le contenu. Quelques minutes plus tard, dans le sous-sol de l’immeuble qui abrite l’entreprise LEE CORP, se trouve Diego. Il est ligoté sur une chaise. Au moment où il se réveille, les trois motards ne sont plus présents dans la pièce. Il est face à une seule personne, le président de LEE CORP, Tony Lee. Diego (bascule sa tête à gauche, puis à droite) : « ah…mince alors » Lee : « je vois que vous êtes réveillé, monsieur le flic » Diego : « c’est vous le président de la compagnie chinoise » Lee : « vous êtes bien informé. Mais pourquoi voulez-vous enquêter sur moi ? » Diego : « désolé, je crois qu’il y a erreur sur la personne. Je n’enquête pas sur vous, mais sur votre entreprise » Lee : « mon entreprise c’est moi » Diego : « dans ce cas, vos membres s’assimilent aussi à votre entreprise, donc à vous » Lee : « c’est exact. Mais que venez-vous chercher ici ? » Diego : « à moins que je me trompe, ce sont vos sbires qui m’ont amené ici » Lee : « et si je ne m’a***e, vous veniez ici » Diego : « vous voulez dire… » Lee : « nous sommes dans le sous-sol de LEE CORP » Diego : « très bien… » Lee : « maintenant, je voudrai savoir ce qui vous a poussé à venir jusqu’ici » Diego : « simple enquête de routine » Lee (sourit) : « d’accord, peut-être que vous voulez que je vous aide à me dire ce que vous cherchez à me cacher » Diego : « comme je vous l’ai dit, j’effectuais une simple enquête de routine. Mais vos sbires m’ont amené ici pour qu’on puisse avoir un entretien » Lee (ramasse un cure-dent par terre) : « vous vous foutez de moi, monsieur le flic » Diego : « loin de moi cette idée » Lee (s’approche de Diego) : « je vous le demande une dernière fois, qu’est-ce qui vous a poussé à élargir votre enquête jusqu’ici ? » Diego : « je ne fais que vous le dire, simple routine » Tout à coup, Lee plante le cure-dent dans la main de Diego. Celui-ci pousse un grand cri. Ensuite, Lee ouvre une sacoche et retire une bouteille de whisky qu’il ouvre immédiatement. Il déverse une partie du contenu sur la zone où a été planté le cure-dent. Ceci provoque une douleur chez Diego qui se met à hurler une fois de plus. Lee retire brusquement le bout de bois. Diego : « vous allez morfler lorsque je sortirai d’ici » Lee : « vous ne sortirez pas d’ici tant que vous ne me direz pas ce que je veux savoir. Je vous laisse encore toute cette journée. Si vous refusez de me parler, je me verrai dans l’obligation de me débarrasser de vous » Diego est dans une situation critique, il risque de perdre la vie. Mais il cherche encore comment il a fait pour atterrir là. Diego réfléchit : (c’est assez bizarre. Je discutais avec Oliver juste avant de venir ici. Cependant, notre discussion ne faisait pas en privé. Autrement, je l’aurai suspecté directement. Pourtant, j’ai tout de même l’impression qu’il y a une taupe au sein du poste de police. Un agent travaille pour le président de cette compagnie, mais je dois sortir d’ici pour pouvoir agir) Au poste de police, les nouvelles vont vite. Tout le monde parle de l’accident dont aurait été victime Diego Mostaza. Certains disent qu’il est mort, d’autres disent qu’il est vivant. Mais le rapport de l’équipe qui s’est rendue sur les lieux mentionne bien que son véhicule était vide. Ce qui ne laisse pourtant pas de repos à ceux qui font courir leurs rumeurs. Quant à Oliver, il continue son enquête tout doucement. Soudain, une photo attire son attention. Celle que regardait Diego. Il observe attentivement l’image, puis il plie la photo et la range dans la poche de son blouson. Ensuite, il lit le rapport du légiste, il prend des notes par la suite. Oliver réfléchit : (je crois qu’il y a des choses que Diego a dû deviner, lui aussi. Mais dans ce genre de cas, on ne peut pas vraiment lui en vouloir d’avoir voulu avoir le cœur net en se rendant dans un lieu truffé de suspects. Je crois que moi-même je vais me rendre là-bas. Mais je pense que quelqu’un ici ne joue pas franc jeu avec nous bien qu’étant avec nous. Je compte bien découvrir de qui il s’agit. Espérons juste que Diego s’en sorte vivant) Le soir arrive, dans la banlieue, Gaius n’est pas sorti de son antre. Quant à Aurélie, elle est assise à l’extérieur depuis des heures. Un autre délinquant approche, il éveille l’alerte chez Aurélie. Celle-ci sort immédiatement, mais discrètement, son canif et se lève de là où elle était assise. Ensuite, elle va à la rencontre du jeune homme. Aurélie (dissimule le canif dans son dos) : « hé toi, que viens-tu faire ici ? » Délinquant : « excusez-moi. Je ne viens pas pour chercher des problèmes… » Aurélie : « que veux-tu ? » Délinquant : « c’est Dante qui m’envoie. Il a un message pour le nouveau venu : prépare-toi pour ce soir, c’est le dernier soir » Aurélie : « c’est tout ce que tu as à lui dire ? » Délinquant : « oui » Aurélie : « dans ce cas, tu peux t’en aller, il recevra ton message » Délinquant : « j’ai l’impression qu’il y aura des affrontements ici » Aurélie : « dégage d’ici » Délinquant (s’éloigne) : « c’est bon, je m’en vais. Mais je te préviens, il ne sera pas seul. Il viendra avec quelqu’un, certainement son bras droit. Alors, faites gaffe. L’heure c'est 19 heures au fait » Aurélie observe le jeune garçon s’en aller et, dès qu’il disparait de son champ visuel, retourne près de Gaius. Celui-ci est en train de réfléchir lorsqu’elle entre dans la pièce pour lui parler. Aurélie : « hé, toi. J’espère que tu as de quoi riposter, parce que Dante compte en finir avec toi ce soir » Gaius : « de quoi tu parles encore ? » Aurélie : « il y a un messager qui était là tout à l’heure. Il venait te délivrer un message. Dante sera là à 19 heures pour en découdre une fois pour toutes avec toi » Gaius : « je crois qu’il faut que je m’apprête » Aurélie : « tu ferais mieux, ouais. Et moi aussi » Gaius (étonné) : « attends, tu dis quoi ? Pourquoi te mêlerais-tu de ça, d’abord ? » Aurélie : « d’après le messager, Dante ne viendra pas seul. Il sera accompagné, alors je ne compte pas te laisser face à plusieurs adversaires » Gaius : « c’est gentil, mais je préfère régler cette affaire moi seul. Je souhaite que tu ne sois là qu’en renfort » Aurélie (empoigne violemment Gaius) : « mais tu ne comprends rien, toi. C’est un combat à mort, mec. Dante est considéré comme le chef de ce secteur, alors le fait que je t’ai défendu face à lui remet en question son autorité et montre qu’il est en danger. Alors sache que je suis aussi concerné. Certains délinquants viendront jouer les spectateurs et il y a intérêt à ce que ce soit une victoire pour nous, toi et moi. Est-ce clair ? »
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