LEE CORP

1853 Words
Aurélie : « je te rappelle qu’il ne sera probablement pas seul, alors tu as intérêt à ne pas te reposer. Je risque gros en étant avec toi, là » Gaius : « tiens tiens…tu t’inquiètes pour moi ? » Aurélie : « je n’ai jamais dit ça » De son côté, Diego est en train de parcourir des écrits qui retracent la biographie du chauffeur assassiné. De plus, ses collègues lui donnent d’autres documents liés de près ou de loin à la vie de la victime. Il reçoit également l’aide de la part d’un autre inspecteur j’ai nommé Oliver, spécialisé dans les enquêtes sur les associations criminelles. Les deux inspecteurs doivent désormais travailler ensemble pour élucider le meurtre de Stan Kovic qui semble lié à celui du père de Gaius. Le chef de la police et les autres départements de la sécurité pensent à une association criminelle comme un cartel, un g**g ou un autre type de coalition, d’où la présence d’Oliver aux côtés de Diego pour la résolution de cette affaire. Oliver arrive donc de bonne heure et retrouve immédiatement Diego, les deux hommes échangent une poignée de main et se mettent directement au travail. Diego (à Oliver) : « merci beaucoup d’être venu. J’ai comme l’impression que le chef tient à prendre le taureau par les cornes avant que la situation ne s’aggrave » Oliver : « c’est un plaisir d’être affecté à une enquête ici. Je suis impatient de commencer l’enquête » Diego (tire une chaise pour Oliver) : « Eh bien, commençons immédiatement. J’ai déjà commencé à feuilleter ces documents qui dressent la biographie du chauffeur Stan Kovic » Oliver : « j’ai lu le précédent rapport du légiste moi aussi. Apparemment, il y aurait eu un cas similaire qui date d’il y a quelques jours » Diego : « oui, en effet. Le mode opératoire est pratiquement le même. La seule différence c’est que la victime a pu se défendre cette fois-ci » Oliver : « que voulez-vous dire ? » Diego : « le légiste a relevé des bouts de peau sur les dents du chauffeur, il y avait aussi quelques traces de sang. J’ai vérifié sous les ongles, mais il n’y avait rien » Oliver : « sur les dents…il y a donc eu morsure durant le meurtre » Diego : « c’est exactement l’hypothèse que j’ai en tête. Pour le moment, j’attends encore le rapport du légiste. C’est avec cela que je recentrerai davantage cette affaire » Oliver : « peut-être qu’en découvrant les fréquentations de la victime, surtout les plus officieuses, on pourrait avoir une idée du mobile » Diego : « je suis en train de lire des fragments de biographie que j’ai pu trouver » Oliver : « moi aussi, je l’ai fait avant d’arriver ici. J’ai également utilisé les mêmes sources que les vôtres. Mais je n’ai rien trouvé » Diego (lit un bout de papier) : « ah…ça ! » Oliver : « je n’ai rien trouvé à part cette compagnie chinoise qui ne fait que revenir à plusieurs reprises ; LEE CORP » Diego : « …mais oui, c’est vrai. Toujours cette compagnie, d’après ce que j’ai lu, elle serait spécialisée dans la production et la distribution du lait pour nourrisson » Oliver : « du lait pour nourrisson ? Mais c’est bizarre, il n’y a aucune marque LEE CORP sur le marché. Sauf erreur de ma part, ce dont je doute » Diego (effectue une recherche sur un moteur de recherche) : « aucune marque ? Mais…s’il n’y a aucune marque, cela signifie peut-être que la compagnie produit pour le compte d’une autre entreprise non ? » Oliver (manipule son ordinateur portable) : « je ne crois pas. J’ai beau chercher, je ne trouve rien sur un quelconque partenariat » Diego : « rien ? » Oliver : « absolument rien » Diego : « c’est plutôt bizarre. Aucune activité commerciale de la part d’une entreprise de production et de distribution, voilà qui est louche » Oliver : « LEE CORP est certes reconnu comme une entreprise de production et de distribution de lait pour bébé, mais elle n’enregistre aucune activité commerciale. Même son chiffre d’affaire reste inconnu » Diego (continue de chercher sur internet) : « je crois que je viens de faire le lien avec le premier meurtre » Oliver : « de quoi parlez-vous ? » Diego (montre ce qui se trouve sur l’écran de son ordinateur) : « la première victime, le parent de ce gamin, si l’on regarde l’une des photos des membres de cette entreprise, l’on peut voir le président au milieu, à gauche le chauffeur et d’autres membres, puis à droite la première victime » Oliver : « voilà qui est intéressant. C’est un lien non négligeable dans cette affaire, au moins nous pouvons déjà établir un rapprochement entre les victimes » Diego : « exactement. Le rapport du légiste est censé sortir dans quelques minutes. Moi, je vais faire un tour dans cette compagnie chinoise. J’ai besoin d’avoir une petite discussion avec le président de la compagnie. Ça promet d’être enrichissant » Oliver : « très bien, je vous appellerai une fois que le rapport sera là » Diego : « quelque chose me dit que je vais faire une découverte très intéressante » Oliver : « si jamais vous avez besoin d’un mandat, appelez-moi. Je me ferai un plaisir de vous l’obtenir » Diego : « très bien » Diego se lève de son bureau et sort du poste de police. Il descend dans le parking et se dirige vers son véhicule. Il monte en voiture et démarre. Alors qu’il est en train de conduire, il visualise les photos qu’il regardait au poste. Diego réfléchit : (c’est bizarre, j’ai l’impression qu’il y a quelqu’un que je connais sur ces photos. Malheureusement, je ne les ai pas avec moi pour vérifier et en avoir le cœur net. J’ai l’étrange impression que j’ai déjà vu l’un de ces membres quelque part, mais où ça ?) Il s’est mis en route depuis une quinzaine de minutes. Tout à coup, il reçoit un appel d’Oliver. Il décroche immédiatement le téléphone. Diego : « ouais ? » Oliver : « le rapport du légiste vient d’arriver » Diego : « tiens tiens…et qu’est-ce qu’il dit ? » Oliver : « je n’en sais rien. Je ne peux pas vous le dire maintenant » Diego : « ah bon ? Et pourquoi cela ? » Oliver : « le rapport vous est adressé directement et le légiste a juste envoyé l’information pour vous mettre au courant » Diego : « c’est bizarre ça…mais bon… » Oliver : « c’est à vous de signer la décharge chez le légiste afin qu’une copie du rapport vous parvienne » Diego : « très bien, dans ce cas… » Diego raccroche et continue de conduire. Tout semblait pourtant calme jusqu’à ce que Diego remarque qu’il est suivi par un motard portant une combinaison de couleur noire. Pour se rassurer de ses soupçons, il emprunte un autre chemin sans pour autant s’écarter son principal objectif. Il constate que le motard continue de le suivre, mais un autre s’est joint à la filature. Diego pense : (deux motards, on dirait que mes soupçons sont avérés) Alors que l’inspecteur réfléchit à un moyen de semer ses poursuivants, un troisième motard qui roulait en contresens s’arrête pour lui bloquer le passage. Mais, Diego, grâce à une manœuvre pleine d’adresse, réussit à esquiver son obstacle. Ensuite, il accélère pour échapper à ses poursuivants. C’est alors que commence une poursuite infernale dans les rues de la ville car les motards n’entendent pas laisser l’inspecteur s’en aller aussi facilement. Quelle que soit la route prise par Diego, il est tout de suite rattrapé par un, voire deux de ses poursuivants. Mais ce n’est pas tout. Voyant qu’il pourrait leur échapper à tout moment, les motards décident de passer à la vitesse supérieure en sortant leurs armes pour mitrailler la voiture de l’inspecteur. Diego n’a d’autre choix que se défendre tout en essayant de leur échapper. Ce faisant, il dégaine, lui aussi, son pistolet automatique pour riposter. Diego rejoint enfin l’autoroute et espère ainsi échapper à ses assaillants, mais les trois motards n’ont pas l’air de vouloir se laisser faire. Le trio fait pleuvoir des balles sur le parebrise arrière du véhicule qui finit par se briser et tente de démolir les roues. Diego, alors qu’il roule à grande vitesse, cherche à se débarrasser d’eux. Il utilise donc son rétroviseur de gauche pour avoir un visuel sur eux et oriente son viseur en se servant du rétroviseur comme miroir. Il tire deux fois, la première balle manque la cible, mais la seconde touche la roue avant de l’un des motards. Celui-ci perd le contrôle de son automobile et se retrouve par terre. Les deux autres continuent la poursuite. Les tirs incessants des motards finissent par porter leurs fruits car la roue arrière gauche du véhicule de Diego éclate. La voiture se met à tournoyer, gênant même la circulation des autres automobiles sur la chaussée. Finalement, Diego parvient à s’arrêter en actionnant le frein à main. Seulement, il est à deux doigts de se faire percuter par un camion-citerne. Faisant aussi vite qu’il peut, il ouvre la portière et effectue un plongeon pour se mettre à l’abri. Au même moment, le camion percute la voiture endommagée et l’entraine avec lui sur quelques mètres avant de s’arrêter. Les motards ont juste le temps de s’arrêter et de descendre de leurs motos. Diego se lève, pistolet à la main, et regarde ses poursuivants qui avancent implacablement vers lui. Motard1 (pointe son arme sur Diego) : « si j’étais vous, je poserai mon arme » Diego : « sans blague » Motard1 : « faites ce que je vous dis » Diego voudrait bien réagir, mais il se rend compte qu’il n’a pas vraiment d’autre choix. Il jette son arme par terre. Aussitôt, le deuxième motard se précipite pour la ramasser. Motard1 : « mettez-vous à genoux » Diego : « ça, ce n’est pas demain la veille, mec » Motard1 : « quoi ? » Diego : « je dis que ce n’est pas demain la veille » Le deuxième larron qui était à côté de lui le frappe immédiatement à la tête. Diego s’effondre. Motard1 : « on va l’interroger dans notre planque pour avoir une idée de ce qu’il sait » Le deuxième motard porte Diego et jette l’arme de service de l’inspecteur par terre. Le troisième motard les rejoint. Ils installent Diego sur l’une des motos et s’en vont, laissant son arme au bord de la route et son véhicule complètement détruit sur l’autoroute. Voyant cela, certains passants appellent immédiatement les secours et la police. Pendant ce temps, les motards emmènent Diego, toujours inconscient. L’un des ravisseurs reçoit un appel. Motard1 : « allô » ??? : « Vous l’avez ? » Motard1 : « oui » ??? : « Super. Je règle rapidement un petit contretemps et je vous rejoins au quartier général »
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