Nouvelle affaire, nouveau lien

2020 Words
Délinquant : « eh ! Ai-je dit ça ? » Gaius : « qui t’a envoyé ici ? » Délinquant : « je crois que je vais me taire, cela vaut mieux » A ce moment, Aurélie entre dans la pièce et, après avoir arraché le couperet des mains de Gaius, commence par blesser la cuisse du délinquant ligoté. Celui-ci se met à hurler de douleur. Aurélie : « je viens de tuer ton ami, et crois-moi, je compte te tuer aussi à moins que tu ne coopères. C’est vrai, nous avons besoin d’informations, mais tu n’es pas indispensable au cas où tu aurais la bêtise de le croire » Gaius est complètement abasourdi par le comportement d’Aurélie. Mais, il se sent plus rassuré de la savoir présente avec lui. Gaius : « d’où viens-tu ? » Délinquant : « je viens de la 13e rue » Gaius : « ah… » Aurélie : « c’est étonnant qu’il y ait des gens mal famés aussi dans la rue 13 » Délinquant : « il y en a et c’est même le refuge d’une organisation très dangereuse » Aurélie : « voilà qui éveille ma curiosité. Tu peux nous en dire un peu plus sur celui qui t’envoie ? » Délinquant : « allez vous faire foutre » Aurélie : « je crois que tu veux voir jusqu’où je peux arriver pour t’infliger des douleurs » Délinquant : « vous ne me faites pas peur » Gaius surprend le délinquant avec un coup de poing en pleine figure. Ce coup fait même sursauter Aurélie, elle ne l’avait pas vu venir. Le larron semble secoué par le coup de poing de Gaius. Gaius : « j’ai quelques questions à te poser sur celui qui t’a envoyé me tuer. Mais visiblement, tu n’as pas envie de me répondre. Alors, je crois qu’on essaiera une autre fois » Aurélie (à Gaius) : « que veux-tu dire par-là ? » Délinquant (éclate de rire) : « ah…ça, j’en doute » Gaius retourne le couperet et frappe le délinquant en plein milieu du front. Ce qui a pour effet de faire que le prisonnier perde immédiatement connaissance. Aurélie est complètement abasourdie par ce qui se passe. Le délinquant s’écroule devant Gaius. Aurélie (à Gaius) : « mince ! Tu veux le tuer ou quoi ? » Gaius : « je ne vois pas pourquoi tu sembles si gênée, tu viens de tuer quelqu’un et tu as l’air d’une petite fille innocente. Excuse-moi, mais l’hypocrisie de la chose est renversante » Aurélie : « parle pour toi, monsieur l’assommeur professionnel » Ils ne peuvent plus rien faire pour l’instant et attendent de reprendre l’interrogatoire au petit matin. Le lendemain, la police est appelée sur les lieux d’un crime. Un chauffeur de bus a été assassiné dans son véhicule et s’est vidé de son sang sur son siège. Les policiers ont déjà établi un périmètre de sécurité. Lorsque Diego arrive sur les lieux, il traverse le périmètre et arrive devant le bus. Le légiste a déjà ouvert la portière et prend des notes dans un cahier. Diego : « alors, qu’avons-nous ici ? » Légiste : « bonjour inspecteur, chauffeur de bus assassiné. La gorge tranchée sur un plan horizontal. La victime s’est vidée de son sang, littéralement » Diego (observe la victime) : « le mode opératoire est pratiquement le même que celui du père de ce jeune garçon » Légiste : « vous supposez qu’il s’agit du même tueur ? » Diego : « c’est ce que mon instinct me dit » Légiste : « vous avez peut-être raison. A en juger la profondeur et tout le reste » Diego (regarde les doigts de la victime) : « c’est bizarre, vous avez remarqué les doigts du chauffeur ? » Légiste : « oui, vous avez l’œil, inspecteur. Effectivement, il y a des lésions au niveau des doigts, ce qui démontre qu’il a dû se défendre » Diego : « il s’est défendu…intéressant » Légiste : « j’ai également retrouvé des fragments de peau » Diego : « sur les ongles ? » Légiste : « vous aimez les films sur les vampires ? » Diego : « c’est quoi cette question ? » Légiste : « je vous le demande, c’est tout » Diego : « oui, un peu » Légiste : « dans ce cas, vous allez être servi. Ce type s’est défendu avec ses dents. Ses canines contenaient des fragments de peau. Je les ai déjà prélevés, je compte les analyser aujourd’hui même » Diego : « j’espère qu’il ne s’agit pas d’un tueur en série. Mais deux victimes avec un mode opératoire similaire n’écarte pas cette possibilité » Légiste : « j’ai encore quelques analyses à faire, sinon vous connaissez déjà les grandes lignes, inspecteur » Diego : « beau boulot, j’attends les résultats d’analyses des fragments de peau. Mordre son adversaire, ce n’est pas une si mauvaise idée. En supposant que ce ne sont pas des restes de viande crue, je crois qu’il est important de tout miser sur ces fragments de peau » Légiste : « je le crois aussi » Diego (consulte la carte d’identité de la victime) : « Stan Kovic, 60 ans. Pour un sexagénaire, il devait avoir des dents solides » Diego quitte la scène du crime et retourne au poste de police pour exploiter ce qu’il a pour trouver des pistes. Pendant ce temps, du côté de l’antre de Gaius, le délinquant se réveille. Gaius est prêt à l’interroger. Aurélie est à l’extérieur, elle aiguise son canif. Délinquant : « tue-moi et qu’on en finisse » Gaius : « j’attends des réponses à mes questions » Délinquant : « mais, je n’en ai strictement rien à battre de tes questions, l’enfoiré » Soudain, Aurélie entre dans la pièce et saisit la jambe du prisonnier. Gaius fait mine de regarder ailleurs. Délinquant : « c’est la fille qui commande ? » Aurélie (retire les chaussures du délinquant) : « tu sais ? Lorsque j’ai été transférée dans une prison pour mineurs, j’ai été surprise de constater que même des indisciplinés étaient capables de faire preuve de rigueur et de discipline, bien plus que ceux qui sont censés les surveiller » Délinquant : « va te faire voir, la cinglée » Gaius (au délinquant) : « tu ferais mieux de ne pas l’énerver » Aurélie (saisit fermement le pied gauche du prisonnier) : « à chaque fois qu’une bavure était commise par un détenu, ses pairs lui enlevaient un orteil » Gaius : « comme c’est intéressant ! » Aurélie (piétine le pied du délinquant) : « et je vois que tu en as encore dix, c’est beaucoup, même pour toi » Gaius s’approche et immobilise les deux jambes du prisonnier. Aurélie fait sortir son canif et le pose sur le gros orteil. Le délinquant commence à paniquer. Délinquant (à Aurélie) : « hé, ne déconne pas, la cinglée » Aurélie : « je sais, je le suis » Délinquant (à Gaius) : « mec, tu vas la laisser faire ? » Gaius garde le silence. Aurélie : « je me dis aussi que dans un contexte comme celui-ci, je garderai le silence. Ce sont les orteils que je vais t’enlever qui parleront » Délinquant (à Aurélie) : « non, tu bluffes » Aurélie plante son canif au niveau de l’articulation du gros orteil, juste avant les phalanges. Le prisonnier se met à hurler et à bouger dans tous les sens. Mais il est solidement immobilisé par Gaius qui reste tout de même surpris par ce que fait Aurélie. Celle-ci continue de faire descendre son canif le plus profondément possible. Délinquant (crie) : « d’accord ! D’accord ! Je vais parler » Aurélie retire son canif mais reste accroupie, prête à recommencer. Quant à Gaius, il continue d’immobiliser son prisonnier. Gaius : « personnellement, je n’ai rien contre la violence, mais là…je dois dire que je suis d’accord avec tout ce que t’infligera cette fille » Délinquant : « pose tes foutues questions, mec » Gaius : « premièrement, je n’ai plus rien à faire de qui tu es. Ce que je veux savoir, c’est qui t’a envoyé ? » Délinquant : « je croyais vous le saviez déjà » Gaius : « que veux-tu dire par-là ? » Délinquant : « un mec qui a une grande notoriété ici. Il lui a suffi de débarquer à la rue 13 pour bénéficier des services de celui qui nous a envoyés » Gaius : « de qui parles-tu ? » Aurélie (sourit) : « Dante » Gaius : « quoi ? » Délinquant : « ouais, je crois avoir entendu un nom comme celui-là. Il parlait d’un nouveau venu qui refuse de se soumettre à sa loi » Gaius : « ah…d’accord » Aurélie : « combien êtes-vous ? » Délinquant : « nous n’étions que deux » Gaius : « je vois… » Délinquant : « c’est tout ? Vous pouvez me laisser partir ? » Gaius : « non. Je n’en ai pas encore fini avec toi. S’agissait-il d’un groupe important qu’il est allé rencontrer ? » Délinquant : « non, il a juste parlé à un gars très craint. Et ce mec nous a envoyés ici. Je ne sais rien d’autre. Mais, je vous conseille de faire gaffe. Il n’est pas bien, ce mec » Gaius : « ah…d’accord » Aurélie : « je crois que Dante a décidé de mettre un point d’honneur à assassiner quiconque ne le respecte pas comme il le voudrait » Gaius : « dans ce cas…je dois me préparer à riposter » Délinquant : « maintenant, vous savez tout » Aurélie : « certainement, mais je peux te promettre une chose, mon cher ; si jamais, je te retrouve mêlé à une affaire concernant quelqu’un de ce quartier, je te tuerai en te retirant un œil pour le garder comme souvenir » Cette promesse fait trembler le délinquant se contente d’acquiescer de la tête. Gaius relâche son prisonnier après avoir défait ses liens. Quant à Aurélie, elle le fait sortir et reste à l’extérieur pour prendre un peu d’air tandis que Gaius s’assied à l’intérieur pour réfléchir. Gaius réfléchit : (c’est une nouvelle lutte qui s’annonce et j’ignore encore les cartes que mon adversaire va abattre sur le terrain. Désormais, je vais devoir m’habituer à voir du sang couler. Pour se faire respecter, il faudra parfois se salir les mains jusqu’à atteindre des extrémités qui ne m’enchantent pas. C’est le prix à payer pour être capable de défendre la justice plus tard, le plus dur sera de s’y habituer) Quelques minutes plus tard, Aurélie rejoint Gaius à l’intérieur. Elle réfléchissait à une stratégie pour aider son nouvel associé. Aurélie : « tu penses à quoi ? » Gaius : « je pense à ma nouvelle condition de vie. Je n’ai jamais été habitué à ceci » Aurélie : « comme quoi, tu vas devoir jouer à la dure ici » Gaius : « j’ai reçu un baptême de feu ou plutôt un baptême de lame » Aurélie : « un baptême de lame ! Très bien, je ne vais pas chercher à en savoir davantage. J’ai une question à te poser » Gaius : « je t’écoute » Aurélie : « que prévois-tu de faire ? Je veux dire, tu penses faire quoi pour te défendre contre Dante ? » Gaius : « je ne sais pas, je n’ai pas encore trouvé… » Aurélie : « il faut que tu parviennes à le battre si tu veux espérer passer un séjour tranquille ici » Gaius : « je t’ai dit que je n’ai pas encore trouvé. J’y réfléchis encore » Aurélie : « il vaudrait mieux pour toi que tu trouves vite quoi faire » Gaius : « et toi ? Pourquoi es-tu là alors ? Je croyais que tu étais dans mon camp » Aurélie (sourit) : « j’espère juste te voir gagner la victoire finale » Gaius : « c’est bien ma chance ! »
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